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Bitcoin face à la Grande Crise qui vient – TheCoinTribune

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Bitcoin face à la Grande Crise qui vient – TheCoinTribune

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Elle inonde nos fils de news et sature les bandeaux d’actualité en temps réel des chaînes d’infos. Elle serait imminente, quasiment à nos portes (« dans les campagnes, sur les réseaux sociaux »). Et ceux qui ne commencent pas à stocker des packs d’eaux sont au pire des inconscients, au mieux des naïfs. Et en parallèle, dans notre petite communauté crypto, le Bitcoin est immanquablement présenté comme une forme de solution à cette inéluctable crise qui vient. Car oui, c’est bien d’elle dont-il s’agit : la fameuse, l’inévitable grande crise qui semble nous être promise. Et une fois qu’elle sera venue, le Bitcoin sera supposé être en mesure d’enfin réaliser son véritable potentiel, ouvrant une ère où le roi des monnaies électronique deviendrait le roi des monnaies, tout court.

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A minima, notre devise numérique préférée exploserait nécessairement en valeur, à mesure que les apports de capitaux se feront massifs, les investisseurs désertant en masse l’ensemble des autres actifs, le dollar et ses cousines fiduciaires en tête.

Ce discours apocalyptique séduit. Il est sexy, il sent le danger et pourrait donner la satisfaisante impression aux actuels détenteurs de bitcoins que – grâce à leurs brillantes facultés d’anticipation -, ils pourront « faire face ».

Mais voila, comme souvent dans la vie, les choses seront probablement plus complexes que ça. Crise et Bitcoin, on essaye d’y voir plus clair.

Introduction à la crise mondiale qui vient (ou pas)

Je ne suis pas un adepte des théories du complot, et je suis frappé d’une affliction particulière : je suis un indécrottable optimiste. C’est vous dire à quel point je ne suis pas franchement raccord avec l’époque et son ambiance volontiers crépusculaire.

Pour parler concrètement, cela signifie que je ne suis pas le meilleur client des discours apocalyptiques, non plus qu’amateur de la narration de ces dernières années sur « la crise qui vient, la pire qu’on ait jamais connu ».

« plus une crise est annoncée par un grand nombre de personnes, moins l’événement à de chance de se produire. »

Je ne prétend pas  bien sûr qu’une crise ne couve pas, et je ne fais pas non plus preuve d’un optimisme béat.

En revanche, ce dont je suis certain, c’est que quand la prochaine éclatera, elle prendra tout le monde de cours et n’aura été anticipée par personne (en tout cas personne monopolisant la scène médiatique et politique).  Pour le dire différemment, plus une crise est annoncée par un grand nombre de personnes, moins l’événement à de chance de se produire.

Et figurez-vous que LA crise, quel que soit le coin de l’échiquier d’où l’on parle, tout le monde se rejoint pour l’annoncer comme imminente…depuis fort longtemps !

Une horloge de l’apocalypse qui a tout du calendrier de la Poste

Il suffit d’une simple recherche en sources ouvertes pour s’apercevoir que depuis celle des subprimes de 2008 un peu le 11 septembre du monde financier – pas un mois, pas une année ne se passe, sans que la « crise », la prochaine, la vraie de vraie, la mère de toutes les autres, la « systémique », ne soit annoncée comme imminente par toute une série de prophètes auto-proclamés de la catastrophe qui vient.

2015 était annoncé comme « l’année du choc » par l’Express. En 2016, le Figaro nous expliquait que les faillites des fonds spéculatifs américains Third Avenue et Stone Lion étaient similaires à celles, qui avaient eu lieu en 2007, déclenchant la crise des subprimes. Une crise de même ampleur était logiquement annoncée comme imminente.

En mars de cette même année, c’est au travers des propos de l’économiste à l’Observatoire Français des Conjonctures Économiques Yves Dimicoli (auteur du livre « Face à la crise qui vient », original n’est-ce pas ?), rapporté par l’Humanité, qu’un discours identique était porté : accrochez vos ceintures, les choses allaient incessamment partir en vrille. Notez que Dimicoli était déjà dans une logique de fonds de commerce : dés 2011 il tapait en toge sur des casseroles en mode “repentez-vous !”.

En 2017, un documentaire d’ARTE « Les gangster de la Finance », en faisait le pari : « l’irresponsabilité politique » conduirait à une crise mondiale en 2018.

En 2018, le consensus était total : 2019 allait être cataclysmique. Capital nous expliquait même que « cette crise allait ridiculiser toutes les autres ».

En avril 2019, Georges Ugeux l’ancien Numéro 2 de Wall Street en était sûr et l’expliquait dans son livre « La descente aux enfers de la Finance » : Une crise financière mondiale allait « mettre le monde à genoux avant fin 2020 »…

Vous avez compris l’exercice.

Et si vous souhaitez en poursuivre l’expérience, vous constaterez bien vite que, depuis 2008 pas une année ne s’est passée sans qu’une armée d’observateurs et d’analystes de tout poils n’annoncent d’une manière ou d’une autre que ça, y est, on y était : commencez à stocker des packs d’eau et des pastilles d’iode.

Et profitons même pour élargir le focus. Si la crise de 2008 incarne un parfait épouvantail culturel (tout le monde s’en souvient, elle a laissé des traces encore visibles aujourd’hui), que vous ayez 17 ou 40 ans, vous rappelez-vous d’une époque ou dans la sphère occidentale, la narration officielle ne se soit pas construite autour de la notion de « crise » ?

Retour en 2020

Que nous disent tous les analystes boursiers, financiers et autres économistes disposant d’un minimum de temps de parole audible ?

La crise arrive évidemment, et elle sera terrible…en 2021, c’est Jacques Attali qui le dit ! Ou peut-être 2022 et là, c’est carrément le FMI qui l’anticipe, « en cas de hausse des taux d’intérêt ».

A moins que ce ne soit « avant 2025 », et là ce sont « 83 % des grands investisseurs » qui en ont la conviction, selon un sondage de Natixis d’il y a quelques semaines.

Pourquoi cette énumération vous demanderez-vous peut-être ?

Et bien pour vous faire prendre conscience que cette grammaire de l’apocalypse, d’une part est tangible, et par ailleurs qu’elle sert des intérêts tout ce qu’il y a de plus concrets.

Comme j’ai pris le soin de vous le rappeler, les théories du complot, très peu pour moi. Je ne serais donc pas celui qui vous désignera la main invisible des illuminatis, des francs-maçons d’Indre et Loire (on les embrasse) ou des reptiliens derrière le phénomène. Pour autant, difficile de ne pas remarquer qu’une population angoissée et paranoïaque sera toujours plus facile à manipuler et orienter qu’une autre confiante en ses valeurs et optimiste sur son avenir.

La crise ne fait pas peur à tout le monde figurez-vous
Surfer sur “la crise”, certains y voient quelques avantages

Et pourtant, en dépit des apparences et des ressentis, l’individu n’a jamais, de toute l’histoire de l’Humanité, plus nagé dans l’opulence qu’aujourd’hui. Quant aux marchés financiers en cette nouvelle année ? Tout va bien pour eux, merci.

Entendons-nous bien : le monde va mal. Il va économiquement, écologiquement, démographiquement mal, difficile de ne pas en convenir.

Le seul truc, c’est que depuis la révolution industrielle, la course au confort de l’individu et la mécanisation de la guerre, ne nous en déplaise, le monde a plus ou moins toujours été mal.

En revanche, système médiatique et progrès technologiques aidant, la planète s’est rétrécie. Plus un conflit qui ne soit couvert et illustré en temps réel, un affrontement potentiel, un événement dramatique qui ne trouve instantanément écho, nourrissant les flux des chaînes d’infos en continu.

On étire les malheurs du monde sous nos yeux afin que notre attention monnayable soit retenue le plus longtemps possible. Et cette quantité phénoménale de stimulus alimente l’angoisse existentielle d’une large part d’une population occidentale, inquiète de perdre le confort matériel et sociétal inédit dans lequel elle évolue. « L’effondrement » serait à nos portes, la crise pour demain.

Ce discours anxiogène fonctionne parfaitement bien. En effet, pour des raisons propres à la psyché humaine, on tend toujours une oreille plus attentive à une parole catastrophiste qu’à une énumération de bonnes nouvelles.

A ce titre, on vend plus de papier et on génère plus de clics sur un sensationnaliste « les 10 signes qui prouvent que la prochaine crise sera catastrophique et arrivera demain » que sur un article qui expliquera que les choses pourraient ne pas tourner si mal après tout et que, dans le doute, il faut savoir prendre un peu de recul.

D’ailleurs, ce papier en sera peut-être un excellente illustration et c’est la raison pour laquelle il est maintenant temps de parler…Bitcoin !

Une crise ? Non, DES crises

Je ne suis pas moi même voyant, pas plus qu’économiste. Cependant, je vais m’hasarder à esquisser deux grandes hypothèses de « crises » à la nature fort différente et aux conséquences potentiellement diamétralement opposées pour Bitcoin.

Hypothèse 1 : Dans le futur, une crise « traditionnelle » frappe. Vive Bitcoin !

Je pense utile de rappeler à ce stade, que le monde financier est désormais infiniment mieux équipé et à même d’encaisser une crise économique aujourd’hui qu’il ne l’était en 2008.

Le système n’est pas plus vertueux, ses acteurs toujours aussi cyniques et intéressés mais les dispositifs d’alertes et de contre-mesures actuels sont d’une performance sans égal, conformément au principe « chat échaudé par les subprime craint l’eau froide des taux d’intérêts négatifs ».

Pour autant, que ce soit en raison de la dette étudiante américaine, de la guerre commerciale avec la Chine, des taux d’intérêts négatif ou de tout autre paramètre économique qui passerait au rouge,  il est possible qu’un effondrement économique sérieux – voire structurel – advienne.

Nota : cet article a été entamé avant que l’épidémie de coronavirus ne débute, confirmant au passage le fonds du présent propos.

La crise économique à cause du Coronavirus, jusqu'au prochain pretexte
Et c’est reparti

Dans les cas les plus sévères, cet événement pourrait s’accompagner d’une dégringolade de la confiance des investisseurs et des consommateurs en leur systèmes économiques fiduciaires traditionnels, allant de pair avec un exode vers des actifs « refuges », au rang desquels l’immobilier, les matière premières et précieuses et…Bitcoin ! C’est l’hypothèse de JP Morgan et de plus en plus de fonds d’investissements réputé. Bitcoin y est de plus en plus désigné comme une valeur refuge de nature à stocker de la valeur en cas de troubles économiques et géopolitiques.

L’année 2019 nous l’a particulièrement démontré avec les tensions Iran-USA et faisons le pari que 2020 sera également riche d’illustrations du genre.

Ainsi, dans l’hypothèse d’une crise similaire – voire plus violente – qu’en 2008, Bitcoin pourrait (devrait?) voir sa valeur croître, pour ne pas dire exploser. 

Hypothèse 2 :  Une crise systémique (« collapsologique ») met tout par terre (et Bitcoin avec)

C’est l’hypothèse de ceux qui entrevoient un événement inédit par son ampleur et sa nature qui aboutirait à un phénomène « d’effondrement » (« collapse »).

Cet effondrement ne serait pas seulement économique.

Typiquement une hyperinflation et la perte totale de confiance dans les monnaies et les systèmes économiques globaux ne constituerait qu’une des facettes de cette catastrophe. La part de la population adhérant à cette théorie (et ses différentes déclinaisons) va croissant, alimentant les groupes de discussions sur les réseaux sociaux et les forums survivalistes (même si collapsologues et survivalistes ne sont pas nécessairement le même public).

Selon les convictions des collapsologues, un effondrement systémique pourraient être de nature à renvoyer la société à un stade pré-industriel (voire même préhistorique diraient les plus inquiets, dans la mesure où l’homme moderne privé brusquement de ses outils de modernité ne vaudrait pas beaucoup mieux qu’un nouveau né dans un environnement hostile).

Le propos de cet article n’est pas de débattre du réalisme de cette hypothèse, ou de la profondeur réelle de l’impact d’une crise systémique.

Ce qui est en revanche certain, c’est qu’elle impliquerait une dégradation telle des conditions de vie, que l’ensemble de la population reverrait son positionnement vis-à-vis de la pyramide des besoins (dite « de Maslow »).

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96h sans électricité, et c’est 3 ou 4 degrés de moins sur la pyramide des besoins

Ainsi, plutôt que de se préoccuper de la valeur de Bitcoin et des cryptomonnaies, les individus seront surtout soucieux d’assurer leur subsistance de base voire – dans les cas les plus radicauxde garantir leur simple sécurité physique.

Dans ce schéma, l’impact d’un point de vue monétaire se constituerait plus d’un retour à une économie de troc, et d’éventuellement de l’utilisation des métaux précieux ou de biens tangibles plutôt que d’un recours aux monnaies virtuelles.

Et même si des travaux et des expérimentations sont en cours pour envisager l’utilisation de la blockchain Bitcoin, sans Internet, il convient d’être réaliste : dans un monde où les sources d’énergie accessibles et peu chères viendraient à faire défaut, les populations privilégieront le chauffage et la satisfaction de besoins primaires au minage et au stockage de cryptomonnaies.

Il n’est pas inutile de rappeler que l’accès apparemment illimité à des ressources électriques – et plus encore, informatiques – date d’avant-hier à l’échelle de l’histoire industrielle humaine (un peu plus d’un siècle pour l’électricité, quelques décennies pour la puissance informatique).

Conclusion de crise

Que Bitcoin prospère à la faveur des crises actuelles et à venir, c’est une certitude. La création de Nakamoto est de toute évidence en mesure de parfaitement jouer son rôle de « plan B » au gré des soubresauts politiques, incarnant le réceptacle idéal pour des investisseurs – y compris institutionnels – qui prennent chaque jour un peu plus conscience de ses qualités et de sa résilience.

Tout cela fonctionnera parfaitement, dans le cadre de crises économiques « classiques », propres aux cycles économiques du capitalisme tel qu’on le connaît.

Mais qu’advienne par malheur un effondrement, et les qualités intrinsèques de Bitcoin disparaîtront instantanément, à l’instant même où les maisons ne disposeront plus de lumière ou de chauffage que 2h par jour. 

Et en attendant la crise, dans le doute allez miner du Bitcoin au Canada !

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Retrouver l’article original de Hellmouth Banner ici: Lien Source

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