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Et si Bitcoin n’était que la phase 1 du plan de Satoshi Nakamoto ? – TheCoinTribune

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Et si Bitcoin n’était que la phase 1 du plan de Satoshi Nakamoto ? – TheCoinTribune

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Certains artistes deviennent immensément célèbres, non pas parce que leurs œuvres sont par essence supérieures, mais grâce à la curiosité irrépressible qu’ils parviennent à provoquer. Banksy, Stanley Kubrick, Daft Punk… tous sont devenus les icônes de leur art, notamment parce qu’ils n’ont laissé personne les voir. Personne ne sait qui est Satoshi Nakamoto, l’inventeur de Bitcoin. Telle une divinité, il est absent mais dans toutes les têtes. Nous sommes consumés par le désir de savoir comment ce génie informatique a pu retourner dans sa lampe après avoir créé la pierre philosophale. Un milliardaire qui fait vœu de pauvreté… voilà qui détonne dans un monde ou l’argent est une religion et les mirages capitalistes télévisés l’unique horizon de l’espérance.

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En refusant de toucher à un seul Bitcoin de son magot, Satoshi fait montre d’une culture du sacrifice admirable. Cet dimension n’aura pas échappé à toute une génération bercée par des écrans exposant une vision du monde luxueuse factice, elle-même véhiculant l’idée implicite que le salut et le bonheur résident dans la consommation ou l’accumulation de richesses.

Une génération dont on lave le cerveau avec une opulence télévisée contrefaite pour la convertir au triste culte de l’argent et à la consommation de gadgets dont le prix prohibitif n’équivaut qu’à leur vacuité. En refusant de dépenser ses milliards depuis maintenant plus de 10 ans, Satoshi Nakamoto dérange. Il incarne l’improbable bug dans la matrice…

Satoshi n’est pas une divinité mais un cypherpunk fait de chair et de sang. Il est un activiste promouvant la généralisation de la cryptographie pour maintenir sa vie privée et ne pas être à la merci du premier régime autoritaire venu. Il est aussi un révolutionnaire qui, avant de couper les ponts, nous a laissé un message dans le bloc genesis de la blockchain du Bitcoin.

« Chancellor on brink of second bailout for banks »

En Français : « Le chancelier est sur le point de renflouer les banques pour la seconde fois ».

Il s’agit d’un titre d’article paru dans le journal The Times le 03 Janvier 2009.

Cette signature, laissée dans le 1er bloc de la blockchain en dit long quant à l’opinion de Satoshi envers un système qui privatise les gains et socialise les pertes. Un système entre les mains de banquiers qui se paient des millions pour gonfler une bulle d’endettement gigantesque, génératrice d’inflation, et qui nous oblige à gratter toujours plus de croissance sur une planète finie.

Le bloc genesis de Bitcoin était porteur d'un message fort

Les plus jeunes lecteurs ne s’en souviennent probablement pas, mais 2008 fut l’année de la deuxième plus grande crise financière frauduleuse de l’histoire (après celle de 1929). Conséquences tangibles de la crise : 10 millions de maisons saisis par les banksters américains (l’équivalent de toute la population belge) et plus de 100 millions de personnes au chômage à travers le monde.

Qu’a t-il bien pu se passer ? Commençons par rappeler que les crises ne se déclenchent pas par l’opération de la sainte main invisible du marché. Cette crise qui a inspiré Satoshi Nakamoto fut le résultat de la concomitance de deux événements :

  • primo, au cours des années qui ont précédé la crise, les banques américaines ont prêté sans compter, à quiconque voulait acheter une maison. Des prêts assortis de taux bas très attractifs, mais « variables », si bien que lorsque la banque centrale américaine (FED) remonta le loyer de l’argent (taux d’intérêt), des millions d’américains se retrouvèrent pris à la gorge par des mensualités insupportables.
  • Secondo, nous avons franchi le pic de pétrole conventionnel en 2008. A cette époque, le prix du baril passe en 1 an de 60 à 140$. Les coûts de production explosent et débouchent sur des licenciements qui rendent encore plus difficiles les remboursements de prêts immobiliers. [Depuis, seule la production – non rentable – de pétrole de schiste a permis de maintenir un semblant de croissance économique.]

La suite on la connaît : Les banques en faillite ont été renflouées à coups de milliers de milliards de dollars. Jackpot. Un pactole de 15 000 milliards de dollars de « quantitative easing » (terme abscons pour ne pas avoir à prononcer l’expression maudite de la planche à billets) a été « imprimé » ex nihilo pour faire perdurer l’esclavage par la dette.

 « Le système bancaire moderne fabrique de l’argent à partir de rien. Ce processus est sans doute le tour de passe-passe le plus étonnant jamais inventé… »

Sir Josiah Stamp, directeur de la banque d’Angleterre de 1928 à 1941

Sir Josiah Stamp
Sir Josiah Stamp avait tout compris il y a plus de 80 ans

En dépit de ces milliers de milliards, 10 ans plus tard, les banques sont toutes techniquement en faillite comme en atteste l’indice boursier bancaire Eurostoxx bank qui a perdu 80 % de sa valeur depuis 2008. Donc pour le dire autrement, il semblerait que nous soyons arrivés au bout du système d’endettement.

Mais comment est-ce possible avec tant d’argent ?

Quatre murs et un toit

Nous allons expliquer ici pourquoi la dette globale ne peut qu’augmenter jusqu’à… ce qu’elle ne puisse plus.

L’argent qui circule dans l’économie provient toujours d’un prêt bancaire contracté plus tôt. Un prêt qui doit évidemment être remboursé.

C’est comme si une force invisible finissait toujours par ré-aspirer l’argent vers les banques aussi sûrement que la gravité finira par attirer n’importe quel objet vers la planète. La monnaie étant entièrement créée à partir de dette, cela revient à dire que si toutes les dettes étaient remboursées, il n’y aurait plus un seul sou en circulation…

Difficile à digérer, ces citations vous éclaireront :

« S’il n’y avait pas de dette dans le système, il n’y aurait aucun argent. »

Marriner S. Eccles, président de la banque centrale américaine (FED)

« La monnaie c’est l’or. Tout le reste n’est que du Crédit. »

J.P Morgan

Voici pour les fondamentaux. Nous pouvons maintenant pousser la réflexion un peu plus loin. Le plus dur est de lutter contre ses préjugés liés à l’argent.

Il est possible de dire qu’à l’instant T, au moment où une personne Lambda emprunte une certaine somme à une banque, l’argent correspondant aux intérêts n’existe pas encore. Cette personne devra espérer que quelqu’un d’autre vienne s’endetter après elle afin qu’il se trouve assez d’argent dans l’économie pour qu’elle puisse rembourser son prêt ET les intérêts. Rien de plus logique non ?

Dit comme ça, notre cerveau a un peu de mal à tenir ces informations pour vraies car nous croyons à tort que l’argent serait quelque chose qui a « toujours existé » et dont seule la répartition change au grè des fortunes des uns ou des faillites des autres. Absolument pas. A vrai dire, la masse d’argent en circulation (M3) augmente même de 5 % tous les ans d’après les statistiques de la Banque Centrale Européenne.

C’est un fait, devoir payer des intérêts rend obligatoire une fuite en avant de la dette globale sous peine de récession (lorsque les emprunteurs ne parviennent pas à trouver assez d’argent dans l’économie pour rembourser leurs prêts + les intérêts).

Il suffit de faire le calcul pour se convaincre que les intérêts représentent une somme non négligeable ! Exemple : Si vous empruntez 100 000 euros sur 30 ans au taux annuel de 4 %, votre emprunt vous coûte 71 869 € en intérêts. Il faudra que vous trouviez 100 000 € + 71 869 € pour réussir à rembourser le banquier.

Un banquier qui, rappelons-le, crée de son côté la monnaie ex nihilo. Autrement dit, à partir de rien… Le banquier tapote quelques zéros sur son clavier et vous devez quasiment lui payer une deuxième maison pour ça… Est-ce vraiment le type de société dans laquelle nous voulons vivre ?…

Bref… tout cela pour dire que les emprunteurs d’hier remboursent grâce aux emprunteurs suivants dont l’argent vient irriguer l’économie dans une folle fuite en avant de nature ponzienne. Ce système usurier porte en lui le germe d’un endettement global inéluctablement croissant.

Et vu que 70 % de l’argent en circulation provient de prêts immobiliers, vous comprenez maintenant pourquoi chaque génération est autorisée – et même incitée à emprunter toujours plus à salaire constant pour s’acheter un logement. Plus la dette globale immobilière augmente, plus il y a d’argent en circulation, et plus il est facile pour les anciens emprunteurs de rembourser. Mais cela crée de l’inflation, forcément.

Résultat : une maison qui coûtait 2 195$ aux États-Unis en 1920 coûte, 100 ans plus tard, 300 000 $. Dit autrement, une maison représentait 0.66 fois le salaire annuel moyen en 1920 alors qu’aujourd’hui c’est 8 fois le salaire annuel moyen….. Et encore plus dans les grandes capitales hors de prix.

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Nous ne nous en rendons pas compte car l’inflation des prix immobiliers n’est pas incluse dans le calcul de l’inflation qui nous est présentée dans les médias. En revanche, tout le monde sent bien que le pouvoir d’achat fond comme neige au soleil…

Ainsi il existe des limites à la dette. La première est physique (une seule planète). La seconde est liée à l’inflation. Qui a envie de s’endetter sur 30-40 ans et payer un demi-million pour 4 murs et un toit ? Et surtout qui le peut ?

Est-ce Mr. Nakamoto pensait à tout cela lorsqu’il signa le bloc genesis ? Probablement. Pourquoi aurait-il choisi cet article en particulier sinon ?

Satoshi Nakamoto, le retour de la providence

Bien sûr, il faudrait déjà qu’il soit toujours vivant. Soyons romantiques et partons du principe que l’inventeur de génie qui a enfanté Bitcoin vit parmi nous et qu’il prépare son retour pour parachever son œuvre.

De quelle œuvre parle t-on déjà ?

Rien de moins que de la possibilité de se défendre contre un pouvoir autoritaire, usurier, dans une société sans cash où la surveillance de masse et le crédit social (à la chinoise) seraient devenus la norme.

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Pour parachever son œuvre, disions-nous, il faudrait que tout le monde utilise le Bitcoin. C’est très loin d’être le cas. Comment pourrait-il s’y prendre ?

En faisant don des bitcoins qu’il possède ? Ridicule. Cela représente à peine 10 milliards $. Pas de quoi changer la face du monde.

En lançant un nouveau Bitcoin ? Bingo.

Satoshi n’aurait même pas besoin de révéler sa véritable identité. Il lui suffirait d’annoncer à l’avance un mouvement de Bitcoin depuis son adresse (celle où se trouve le magot) pour obtenir l’oreille attentive de milliards de personnes. Entre-nous, il vaut mieux qu’il reste anonyme…

Il pourrait alors dévoiler une nouvelle cryptomonnaie et l’offrir au monde entier via un gigantesque airdrop (une distribution gratuite de cryptomonnaie). Dans un scénario idéal, l’ensemble du système bancaire pourrait devenir obsolète du jour au lendemain. Qui n’aimerait pas dire à son banquier que ses services sont devenus inutiles !

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas comme si les banques étaient au bord de la faillite et que nos monnaies de singe étaient adossées à des montagnes de dettes irremboursables… Bitcoin pourrait-il se révéler n’être que la première étape d’un plan plus large ? Ce qui est certain, c’est qu’au regard de l’urgence financière mondiale, nous finirons par être fixé, probablement plus rapidement qu’on ne l’imagine.



Retrouver l’article original de Nicolas Teterel ici: Lien Source

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