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Face à la Guerre Economique, le monde a besoin d’un Bitcoin apatride – TheCoinTribune

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Face à la Guerre Economique, le monde a besoin d’un Bitcoin apatride – TheCoinTribune

Aucun État ne fera jamais du Bitcoin sa monnaie nationale. Il est une monnaie internationale et apatride que le monde ferait bien d’adopter au plus tôt pour ne pas flirter avec la troisième guerre mondiale.

Le Bitcoin n’est pas une monnaie d’État

Le Bitcoin et/ou l’or finiront par detronner le dollar pour la bonne et simple raison que les billets de l’oncle Sam ont perdu rien de moins que 97 % de pouvoir d’achat au cours du dernier siècle. Cette déliquescence contraste avec la cryptomonnaie et son attribut essentiel à toute monnaie prétendant être l’étalon mondial : la réserve de valeur.

Mais cela ne fait pas du Bitcoin une bonne monnaie nationale pour autant. Nous aurions quelques problèmes si le Bitcoin ou l’or devenait le seul et unique moyen de paiement à l’intérieur des frontières d’un pays.

Le premier est qu’il est difficile de payer en poussière d’or… Un problème toutefois absent dans le cas du Bitcoin car il est possible de payer une somme aussi petite que 0,00000001 BTC. Soit un centième de centime de dollar (0,0001 $) au prix actuel du Bitcoin. [Vous me répondrez qu’il est possible d’utiliser du papier en décrétant qu’une once d’or vaut tant de papier. Cela s’appelle le Gold Standard. On sait ce qui lui est arrivé, malheureusement…].

Le deuxième problème est lié au fait que certains acteurs peuvent décider de thésauriser l’or… Un tel stratagème finit inéluctablement par provoquer une récession. La production et les prix s’écroulent, permettant à ceux qui ont thésaurisé de tout racheter à vil prix. C’est le revers de la médaille d’une monnaie disponible en quantité limitée.

Le Bitcoin n’offre aucune parade à cet écueil et c’est pour cette raison que la monnaie fiat, si on ne l’utilise pas comme un instrument d’esclavage, peut s’avérer être un outil très pratique.

Argent-dette

La monnaie fiat, aussi appelée « argent-dette », permet d’utiliser l’outil de la dette et de ne jamais bloquer l’économie par insuffisance d’argent. Enfin, en théorie…

En effet, tout comme des milliardaires malveillants peuvent thésauriser l’or ou le Bitcoin, les banquiers peuvent décider d’arrêter de prêter leur monnaie fiat. L’économie a tôt fait d’entrer en récession si les banques ferment le robinet. C’est ce que les banques américaines ont fait en 2008 avant de saisir 10 millions de maisons. Tu parles d’un hold up !

D’autre part, l’argent étant toujours issu d’une dette, chaque dollar ou euro en circulation génère des intérêts pour les banquiers. Or le fait de payer des intérêts a le même effet d’assèchement monétaire que la thésaurisation. Pourquoi ?

Imaginez un instant que le monde soit composé de seulement trois personnes. Adam, Eve et un banquier. Et mettons que le banquier prête 1000 euros à chacun d’eux sur un an au taux de 5 %. Comment diable est-ce que les deux mortels vont trouver assez d’argent pour rembourser 1000 euros ET les intérêts de 5 % ? Si Eve – parce qu’elle a vendu plus de choses à Adam – parvient à rembourser 1050 euros au bout d’un an, alors Adam ne pourra pas rembourser plus de 950 euros.

Et cela est vrai à n’importe quelle échelle. L’argent nécessaire au paiement des intérêts n’a jamais existé et n’existera jamais…. Notre système de création monétaire est un jeu de chaises musicales dissimulé dans le magma de l’économie mondiale.

Et pourtant, ça marche… Alors où est l’astuce ? C’est très simple. Les banquiers « offrent » à chaque nouvelle génération des prêts immobiliers de plus en plus importants afin que la génération précédente puisse trouver dans l’économie assez d’argent pour rembourser le principal ET les intérêts. Dit autrement, notre système monétaire est un ponzi générateur d’inflation immobilière. [60 % de l’argent en circulation en France provient à l’origine de prêts immobiliers, le reste provenant des emprunts des entreprises et de l’État].

Tant que nous payerons de gras intérêts à des banquiers s’arrogeant le privilège de créer l’argent à partir de rien, la dette devra augmenter sous peine de récession.

La dette est nécessaire pour réaliser de grands projets comme l’énergie nucléaire. Mais elle devient un outil d’asservissement générateur d’inflation dès qu’elle est assortie d’intérêts. Le taux d’intérêt, chose nullement naturelle, doit être aboli.

Le privilège exorbitant

Le Bitcoin n’est donc pas LA monnaie ultime mais il reste une monnaie extrêmement pratique qui a le mérite d’être apatride.

Le fait que le Bitcoin ne puisse pas être émis par un État est un atout précieux. Il est neutre/décentralisé contrairement au dollar qui offre aux États-Unis un privilège exorbitant.

Ce privilège est celui de pouvoir afficher une balance commerciale chroniquement déficitaire sans que la valeur du dollar ne s’effondre (et donc de pouvoir échanger du pétrole contre du papier…).

Cet apanage de battre la monnaie internationale a toutefois un prix. L’empire est obligé d’entretenir une armée gigantesque (700 milliards $ par an), de maintenir une présence militaire partout dans le monde et renverser les pays qui refuseraient de commercer en dollar. L’Irak l’a appris à ses dépends et l’Iran ainsi que le Venezuela sont les prochains sur la liste.

Deux pays ont toutefois clairement l’intention d’abolir les privilèges : la Russie et la Chine. Les deux colosses ont pour ambition affichée de cesser complètement de commercer en dollar. Cette tactique adoptée il y a maintenant plus d’une décennie porte ses fruits puisque la part du dollar dans les réserves de change globale est passée de 71 % en 2001 à 60 % en 2020.

La chute est encore plus prégnante au niveau des paiements internationaux. La part du dollar est désormais de 40 % quand celle de l’euro est de 36 %.

Requiem pour un dollar

Bien malin qui pourra prédire quand la domination du dollar s’étiolera pour de bon – ainsi que toutes les guerres menées en son nom. Mais à titre de comparaison, ce n’est qu’au milieu du XXe siècle que le dollar remplaça la livre sterling en tant que monnaie dominante du commerce international. Et pourtant, l’économie américaine avait dépassé l’économie britannique dès la seconde moitié du XIXe siècle ! La part de la livre sterling dans les réserves de change globales était encore d’environ 60 % au début des années 1950 (et plus de 80 % juste avant WWI) avant de s’écrouler à moins de 5 % dès les années 1970.

Les choses pourraient aller encore plus vite aujourd’hui vu que la Chine est déjà la première économie mondiale si l’on compare les PIB à parité de pouvoir d’achat.

Explication :

Si l’on affiche la valeur du PIB chinois en dollar en fonction du taux de change officiel, oui, les États-Unis restent la plus grande économie du monde. Mais pourquoi traduire le PIB chinois en dollar ? Cela n’a pas de sens… Si vous faites du tourisme à Pékin, vous allez vite réaliser qu’un dollar converti en yuan vous permet d’acheter beaucoup plus de choses qu’à Paris. Une coupe de cheveux coûte beaucoup moins cher en Chine qu’à New York si l’on prend le taux de change officiel en compte. Mais pourquoi devrions-nous valoriser le travail du coiffeur chinois en dessous de celui du coiffeur américain ? Pour éviter cette déformation de la réalité, les économistes comparent les PIB à parité de pouvoir d’achat. C’est-à-dire que l’on utilise un taux de change qui égalise le coût de la vie. Un taux de change qui égalise le prix de la coupe de cheveux à Pékin et à New York. Vu sous cet angle, la Chine est déjà la première puissance économique mondiale en plus d’être le plus grand exportateur du monde ET le premier importateur de pétrole. Dit autrement, il y a fort à parier que le processus d’internationalisation du yuan par-delà la Muraille de Chine ne prendra pas un siècle comme ce fut le cas avec le dollar.

Même constat sur plan militaire puisque l’armement russe est désormais supérieur à celui des Américains dans de nombreux domaines. Missiles nucléaires hypersoniques, guerre électronique, missiles sol-air notamment. En 2019, la Russie avait 5 ans d’avance sur les Américains au niveau de la technologie militaire, dixit Vladimir Poutine.

“Le risque nucléaire est plus élevé que pendant la guerre froide”

Marc Finaud, ancien diplomate, invité de Géopolitis

Le Bitcoin pour éviter la troisième guerre mondiale

C’est un scenario qu’il ne fait pas bon nommer mais le fait est que les tensions sont très fortes entre Washington et l’alliance Pekin-Moscou. Que se passera-t-il si les Américains décident d’envahir l’Iran ?… Est-ce que la Chine, qui défie les États-Unis en continuant à acheter le pétrole iranien, restera les bras croisés ?

Est-ce que les États-Unis laisseront la Chine mener à bien son projet des nouvelles routes de la soie pour déployer le Yuan au quatre coins de l’Eurasie ? Accepteront-ils que les Chinois leur ravissent le privilège exorbitant de battre la monnaie internationale ?

Non. Nous n’avons pas fini de voir Washington provoquer des guerres par procuration. Nous en avons eu la démonstration récente en Syrie où la Russie a sauvé Bashar Al-Assad pour empêcher, entre autres, que l’Europe et le Moyen-Orient ne se rejoignent par des pipelines gaziers. L’énergie est le nerf de la guerre…

A la lumière de ce contexte géo-politico-monétaire, il est évident que le monde a plus que jamais besoin d’une monnaie apatride. Les États-Unis n’accepteront pas d’abandonner leur privilège impérial sans coup férir. Ils accepteront toutefois de jouer à armes égales. Bitcoin est la monnaie des ennemis…





Retrouver l’article original de Nicolas Teterel ici: Lien Source

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