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Face à la Monnaie Mondiale fantasmée en Afrique par Macron, le Bitcoin est apatride – TheCoinTribune

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Face à la Monnaie Mondiale fantasmée en Afrique par Macron, le Bitcoin est apatride – TheCoinTribune

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La dette est un instrument d’esclavage au profit de ceux qui ont le droit de créer de l’argent ex nihilo : les banquiers. Tout en haut de la chaîne alimentaire, perchés sur leurs arbres à fric, ces vautours prêtent. Ils prêtent, encore et toujours plus d’argent magique, telles des araignées qui tissent leur toile.

Au pinacle de la hiérarchie des préteurs se trouvent des institutions internationales comme la Banque mondiale, la Banque Centrale Européenne, le FMI, ou le lugubre Club de Paris. Elles sont le bras armé du bloc occidental.

Oh surprise, ces institutions viennent de se racheter une vertu en décrétant un moratoire sur les dettes des pays africains. Ou bien s’agit-il d’une carotte empoisonnée pour imprimer une monnaie supranationale concurrente au Bitcoin ?…

Jubilé des dettes africaines ?

La banque mondiale, le FMI, le G7 et le G20 ont annoncé vendredi dernier « l’allègement » des dettes des pays les plus pauvres du monde afin qu’ils puissent faire face au Coronavirus. Vraiment ?

On entend déjà dans la presse aux ordres que Macron le généreux serait prêt à effacer toute la dette africaine. Ce serait marrant si ce n’était pas grave… Il ne s’agit en réalité que d’une suspension provisoire du remboursement de la dette pour quelques mois.

Soyons sérieux, repousser les échéances de paiement est risible. Les fonds dégagés se compteront en millions. Quelques millions qui devront de toute façon être remboursés plus tard. On n’a jamais eu autant de bonne presse à si peu de frais…

L’Afrique, endettée ?

Après la traite des noirs et les sombres heures de la France-Afrique, le continent Africain s’est émancipée du colonialisme pour tout de suite retomber dans l’esclavage, monétaire cette fois…

La france et le Franc CFA
Franc CFA (Colonies françaises d’Afrique)

En tout, l’Afrique est endettée à hauteur de 365 milliards (dont 145 mds prêtés par la Chine). 60 % de cette dette est libellée en dollar et en euro. Le reste majoritairement en Yuan chinois.

Pour la comparaison, notez que la dette de la Belgique – un pays d’à peine 11 millions d’habitants – dépasse les 600 milliards d’euros… C’est presque deux fois la taille de la dette de l’ensemble du continent africain…

  • Dette USA, 328 millions d’habitants : 23 000 milliards
  • Dette du continent Africain, 1.2 milliards d’habitants : 365 milliards
Enfant africain asses sceptique

Cela fait du bien de mettre les choses en perspective, non ?

Avant 2006, seuls le Maroc, la Tunisie et l’Afrique du Sud avaient emprunté dans des monnaies étrangères. En 2019, ils étaient 21 pays à avoir mis le doigt dans l’engrenage…

Comment dit-on « usure » en Wolof ?

Les pays africains sont prisonniers d’un cycle infernal d’endettement alors même que leurs taux de croissance feraient pâlir de jalousie n’importe quel pays occidental… L’Éthiopie affiche 9 % de croissance par an… Un pays comme le Sénégal affiche une croissance de 6 % chaque année depuis 10 ans…

Malgré ce dynamisme économique, Dakar est toujours noté comme « Junk » par les agences de notations (S&P, Moody’s) dont les notations financières influencent lourdement les taux d’emprunt… La voilà l’explication ! Les pays africains se font rançonner par des taux d’intérêt usuriers. Point barre.

Quand l’Allemagne emprunte 1 million d’euros à 10 ans à -0,30 %, elle ne doit rembourser que 985 000 euros.

Les pays africains doivent eux se coltiner des taux d’emprunt compris entre 5 % et 16 %. Donc quand l’Angola emprunte 1 million, il doit en rembourser 2 au bout de dix ans…

L’hégémonie monétaire est un combat à mort et vous commencez à comprendre pourquoi il est pratique de contrôler les monnaies internationales. Cela permet d’obliger les nations ayant des monnaies de second rang à emprunter auprès d’eux et donc de les contrôler au travers de taux d’intérêt plus ou moins esclavagistes.

Toxicité du FMI en Afrique à travers des prêts prédateurs

[Les monnaies de second rang sont quasiment toutes celles qui ne font partie du panier de DTS du fonds monétaire international. Nous y reviendrons en fin d’article.]

Bref, oubliez les beaux discours. Les pays occidentaux ont mis en place une économie de captation avec des dettes irremboursables en vue de mettre la main sur les ressources naturelles rares.

Le club de Paris

Le président Macron, dans une interview fleuve donnée au Financial Time la semaine dernière, a déclaré vouloir aller plus loin que ce moratoire. Il veut que le Club de Paris « redonne de l’oxygène financier à l’Afrique ».

Le club de Paris a été créé en 1955. Y siègent 19 pays occidentaux (+ Japon et la Corée du Sud) qui s’assurent que le plan de l’esclavage par la dette se déroule comme prévu. C’est une « non-institution » qui n’a jamais eu d’existence légale…

Lorsqu’un pays se retrouve étranglé par ses dettes, il demande à être entendu par le club de Paris qui n’est en définitive qu’une opaque agence de recouvrement de fonds. Il est le bras armé de l’occident qui agit dans l’ombre et dont l’objectif est de s’assurer que les pays pauvres que l’on a endetté continuent de se cracher au bassinet (matières premières).

Les négociations se font à huis clos et l’on imagine bien que les aménagements de dette sont marchandés contre des octrois de marchés publics à telle ou telle multinationale, des votes à l’ONU, des autorisations d’extraire des matières premières, et bien d’autres choses comme nous allons le voir.

Par exemple, lorsque la Pologne quitta le Pacte de Varsovie pour passer dans le camp occidental, sa dette à l’égard des créanciers du Club de Paris fut divisée par deux. L’Égypte obtint un traitement similaire la même année lorsqu’elle apporta son soutien lors de la première guerre du Golfe contre l’Irak.

« Chaque pays arriéré, en s’intégrant au capitalisme, passait par diverses phases de dépendance envers les autres pays capitalistes. »

Leon Trotsky, La révolution permanente (1879 – 1940)

La France fait pression au travers du Club de Paris pour que les banques fassent un geste pour les dettes africaines mais, dans la pénombre, le noir dessein est d’étendre l’emprise de la France sur l’Afrique.

Nous entrons maintenant dans de la géopolitique monétaire pure :

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Franc des Colonies Françaises d’Afrique

Si les États-Unis tirent leur pouvoir du pétrodollar, la France le tire du Franc CFA…

Les billets de 14 pays Africains (155 millions d’africains) sont imprimés en France, à Chamalières, dans une imprimerie de la banque de France…

Pour utiliser cette monnaie, les pays africains doivent reverser au Trésor Français 50 % de leurs recettes d’exportations sur les fameux « comptes d’opération ». Concrètement, cela signifie qu’à chaque fois que la Chine ou tout autre pays achète du Cacao à la Côte d’Ivoire, par exemple, la moitié de l’argent se retrouve dans les caisses du Trésor français…

Et ce n’est pas tout. Les pays africains étant obligés de passer par le Trésor français (par l’euro) pour commercer – car aucun pays n’accepte le franc CFA en paiement la France peut bloquer ces comptes d’opération et isoler financièrement n’importe quel pays de la zone CFA d’un seul clic. Nicolas Sarkozy ne s’en priva pas en 2011 pour faire tomber Laurent Gbagbo, le président Ivoirien…

Les comptes d’opération africains sont au Trésor Français ce que le réseau SWIFT est aux américains…

Le président Burkinabe quitte la salle en plein discours d’Emmanuel Macron

Taux-Taux au Congo

L’autre scandale, ce sont les taux d’intérêt “offerts” au secteur privé dans la zone CFA : 7 % ou 8 %…

Belle marge esclavagiste pour la Société Générale qui est la deuxième banque de la région… Il suffit de comparer le volume de crédit rapporté au PIB de la zone CFA avec les pays avancés pour se rendre compte de l’ampleur de cette répression financière. En Europe, les prêts bancaires représentent environ 100 % du PIB et 200 % aux États-Unis alors que nous étions à peine au-dessus de 25 % en 2017 pour la zone CFA d’Afrique de l’Ouest (20 % en 2010 et 12 % en 2001…).

Pour le dire autrement, les banques pratiquent des taux usuriers qui ont pour but d’empêcher les prêts et donc le développement de l’Afrique. Point barre.

« Une grande partie de l’argent qui est dans notre porte-monnaie vient précisément de l’exploitation, depuis des siècles, de l’Afrique. […] Nous devrions faire preuve de bon sens et rendre aux africains ce qu’on leur a pris. »

Jacques Chirac

ECO

Revenons maintenant à la soudaine générosité de Macron qu’il faut mettre en parallèle avec l’annonce faite en fin d’année dernière de remplacer le Franc CFA par une nouvelle monnaie dès 2020 : l’ECO.

Il est également prévu durant cette opération de maquillage d’inclure des pays n’appartenant pas à la zone Franc CFA : Le Nigeria, le Liberia, le Ghana, la Guinée, la Gambie et la Sierra Leone.

Je dis maquillage car l’ECO sera une copie conforme du Franc CFA. Seul le nom change…

Pour le dire autrement, le but inavoué de la charité de notre président est de s’en servir comme levier pour étendre l’empire Français sur plus de 200 millions d’africains supplémentaires.

Vous ne l’aviez pas vu venir.

Bitcoin pour l’Afrique

Non, les pays africains ne peuvent pas adopter le Bitcoin comme monnaie nationale si c’est ce à quoi vous pensiez. Aucun pays ne le peut. En revanche, pour la monnaie internationale, il faudra y penser le jour où l’occasion se présentera.

80 % de l’argent utilisé dans le commerce international est du dollar ou de l’Euro. Si ces deux monnaies qui dominent actuellement le monde venaient à prendre du plomb dans l’aile (fort probable, #italexit), alors le Bitcoin apparaîtra comme une solution toute trouvée.

Le Bitcoin a l’immense avantage de pas nécessiter d’infrastructure. Un PC connecte à internet suffit en définitive. La cryptomonnaie de Satoshi Nakamoto est une monnaie ainsi qu’un système de paiement mondial. Deux-en-un. Très pratique pour des pays qui n’ont absolument pas les moyens de s’intégrer à l’usine à gaz qu’est le système financier mondial. Des pays par conséquent obligés de manger dans la main de la France.

Le Bitcoin a également l’avantage d’exister alors que l’occident fera tout pour que les Africains ne puissent pas jouir d’une monnaie propre et pouvant être acceptée partout dans le monde. L’hégémonie monétaire est toujours un combat à mort et la famille de Kadhafi ne dira pas le contraire…

Sarkozy et l'affaire Kadhafi

Kadhafi était devenu en 2009 l’homme le plus puissant d’Afrique après avoir été élu président de l’Union africaine. Fort de cette confiance accordée par tous les dirigeants africains, Kadhafi poussa en faveur de la création d’une nouvelle monnaie panafricaine et panarabe. Le fameux projet du dinar-or qui devait devenir le principal moyen de paiement des ressources naturelles africaines et libérer l’Afrique du franc CFA.

Si l’Afrique avait fini par vendre ses matières premières uniquement en dinar-or, ce sont des centaines de milliards qui auraient disparu du système monétaire occidental.

Bitcoin vs Droits de tirages spéciaux

On en revient toujours à la couleur des billets dans lesquels les matières premières sont vendues…

Sarkozy a bombardé la Libye pour la même raison que les Américains ont bombardé l’Irak (empêcher Sadam Hussein de vendre son pétrole en euro et non plus en dollar).

Kadhafi a voulu libérer les nations africaines du colonialisme monétaire. Il a été lynché pour ça…

Le jour n’est pas venu où des gouvernements utiliseront le Bitcoin pour régler leur commerce international. La tendance est d’ailleurs plutôt à la promotion d’une monnaie supranationale par les mondialistes… Dans un dernier râle de la mondialisation, Emmanuel Macron a déclaré au FT vouloir « une augmentation massive des droits de tirages spéciaux (la monnaie du FMI), d’au moins 500 milliards ». Une bonne partie devra justement être allouée à l’Afrique (sous forme de prêt bien sur)… Cela triplerait la quantité de DTS existante…

Cartoon Movement - IMF and loans

Vous allez rire, le DTS est composé d’un panier de seulement cinq monnaies : le dollar (41 %), l’euro (30 %), le Yuan chinois (10 %), le yen japonais (8 %) et la livre sterling (8 %). Les pays qui émettent ces monnaies sont donc les propriétaires de la monnaie mondiale. Combien de temps encore le reste du monde va-t-il accepter cet asservissement? Le Bitcoin est lui 100 % apatride.

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Retrouver l’article original de Nicolas Teterel ici: Lien Source

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