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Interview de Anne-Claire Mansion, doctorante en droit public à l’Université de Lorraine

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Interview de Anne-Claire Mansion, doctorante en droit public à l’Université de Lorraine

La chercheuse s’intéresse à l’émergence des crypto-actifs et leurs conséquences sur le droit public. Elle est également pionnière, puisqu’il s’agit de la première doctorante à rejoindre la Blockchain Valley Vittel.

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Anne-Claire Mansion à la Blockchain Valley Vittel

LVBG – Qui êtes-vous, quel est votre parcours ?

ACM – Je suis Anne-Claire Mansion, actuellement en quatrième année de thèse en droit public à l’Université de Lorraine. J’ai suivi un parcours de droit public à l’Université de Lorraine jusqu’en master 1, puis je me suis spécialisée en droit des nouvelles technologies avec un master 2 NTIC à Paris X Nanterre La Défense, une formation dirigée par Mme Catherine Prébissy-Schnall. A la fin de mon master 2, des camarades de promotion m’ont informée d’une offre de thèse : un contrat doctoral à l’Université de Lorraine, qui portait sur la blockchain en droit public. Ayant apprécié mon travail de recherche sur mon mémoire de master 2, j’ai voulu profiter de cette opportunité et après sélection sur dossier et entretien, j’ai été retenue. Le début d’une belle aventure !

LVBG – Comment avez-vous entendu parler de la blockchain pour la
première fois ?

ACM – J’en avais entendu parler il y a quelques années via mon univers familial. Mon père travaillait dans le domaine informatique et m’expliquait l’émergence du Bitcoin et autres crypto-actifs. J’ai encore revu certains sujets durant mon master 2, mais rien de précis avant de commencer ma thèse.

LVBG – Pitchez nous votre sujet de thèse !

ACM – Je m’interroge sur l’émergence des crypto-actifs et leurs conséquences sur le droit public et plus particulièrement sur la place de l’Etat, la blockchain étant le déclencheur pour aller du droit moderne vers le droit post-moderne. La blokchain doit aussi être vue comme un outil de remplacement des tiers de confiance… et cela va donc modifier profondément le droit actuel !

LVBG – Quels étaient vos partenaires dans votre projet de thèse ?

ACM – Il s’agit d’une thèse Lorraine Université d’Excellence (LUE),
c’est-à-dire qu’il s’agissait d’un contrat doctoral fléché : le sujet était
annoncé, il fallait montrer sa volonté de travailler sur ce sujet. Le
recrutement s’est fait sur dossier, puis sur entretien individuel.

Mon sujet de thèse s’intitule « Impacts juridiques et politiques des technologies de confiance décentralisée : le cas de la blockchain », elle est réalisée sous la direction des professeurs Lucie Cluzel-Métayer et Philippe Cossalter. J’ai reformulé mon sujet en « La blockchain en droit public » pour davantage de lisibilité.

LVBG – Quel est la découverte inattendue que vous ayez faite grâce à vos recherches et qui vous a le plus surpris ?

ACM – C’est plutôt un constat inattendu ! La théorie et les initiatives privées montrent que la blockchain peut être un formidable levier dans le développement de marchés et de projets… et malheureusement le secteur public et l’Etat au sens large ne s’est pas encore suffisamment intéressé à ce domaine. C’est surprenant !

LVBG – Une chose que vous avez apprise au cours de vos recherches et que vous voudriez vulgariser auprès du grand public sous forme de message ?

ACM – La technologie blockchain est une technologie sûre dans son exécution, mais une erreur humaine dans sa création elle-même reste encore possible et peut conduire à des malversation. L’humain n’a donc pas disparu du processus, contrairement à ce que certains croient… Mais justement, il reste au cœur de cette technologie car il en est le créateur et l’utilisateur en même temps. La blockchain n’est en aucun cas une intelligence artificielle auto gérée. Elle ne prend aucune initiative toute seule.

LVBG – Un conseil que vous voudriez donner à un étudiant qui souhaite s’engager dans une thèse comportant la blockchain dans le sujet ?

ACM – Je répondrai plutôt à la question pour une thèse liant la blockchain à un thème éloigné de prime abord, comme le droit pour mon cas. Il s’agit selon moi de ne pas se sentir découragé de ne rien comprendre à la technique pure, qui est un ensemble d’algorithmes de cryptage et de calcul mathématique complexe. L’essentiel est de comprendre son fonctionnement général, et surtout, de potentiels usages concrets !

LVBG – Vous avez récemment rejoint la Blockchain Valley Vittel, pourquoi ?

ACM – La Blockchain Valley Vittel est un projet territorial unique en France, précurseur dans le domaine de la blockchain. J’ai découvert son existence en 2019, j’ai eu un véritable coup de cœur pour les membres fondateurs et pour leur dynamisme. De plus, le cadre de vie m’a également beaucoup plu. M’y installer en fin de thèse prend tout son sens. Je vais passer d’un cadre théorique issu de mes recherches à un aspect pratique, avec un tissu socio-économique dense regroupant des créateurs d’entreprises, des élus locaux, et avec une réelle dynamique locale tournée vers l’avenir.

Propos recueillis par Louise Valentina Bautista Gomez (LVBG) – Juin 2020



Retrouver l’article original de LVBG ici: Lien Source

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