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Krach du bitcoin: le début de la fin pour la célèbre cryptomonnaie?

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Krach du bitcoin: le début de la fin pour la célèbre cryptomonnaie?

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Le 18 avril a été un jour noir pour le marché des cryptomonnaies, qui a subi des centaines de milliards de dollars de pertes. Le bitcoin, doyen de ces actifs, a particulièrement souffert, voyant sa valeur dévisser de 14%. Il faut dire que ces derniers jours, plusieurs institutions monétaires s’en sont prises aux cryptomonnaies. Analyse.

Les cryptomonnaies n’ont pas subi d’apocalyptique catastrophe, mais ces derniers jours n’en ont pas moins été rudes. Le 18 avril, environ 380 milliards de dollars sont partis en fumée sur le «marché des crypto».

Comme le souligne BFMTV, «380 milliards, c’est l’équivalent de trois Goldman Sachs, de quatre Total, de 38 Renault…» en termes de valorisation boursière. Si l’Armageddon a été évité, on peut quand même clairement parler de krach.

​Dans cette débâcle, le bitcoin n’a pas fait exception. La plus célèbre des cryptomonnaies –qui après être passée sous les 5.000 dollars en mars 2020, volait depuis de record en record– a accusé le coup, cédant plus de 14% en cours de séance. Résultat: les plus de 63.000 dollars de valorisation récemment atteints sont déjà un lointain souvenir. Le 18 avril, le cours est tombé autour des 51.000 dollars. Si dès le lendemain, la doyenne des cryptos s’est reprise et a vu son prix repasser au-dessus des 57.000 dollars, la dynamique haussière a pris un sérieux coup.

La régulation, le plus grand danger des cryptos?

Pourtant, quelques jours auparavant l’euphorie était de mise. Le 14 avril, la plateforme américaine d’échanges de cryptomonnaies Coinbase faisait ses grands débuts à Wall Street avec une première cotation au Nasdaq, indice de référence des valeurs technologiques outre-Atlantique. Signe de l’engouement qu’il a provoqué, le titre s’est rapidement échangé à un coût bien supérieur à son prix de référence (250 dollars) et a même atteint un pic à près de 430 dollars quelques minutes après son introduction en Bourse.

Avec une capitalisation avoisinant les 100 milliards de dollars, si l’on se base sur le premier prix de cotation et en prenant en compte tous les titres en circulation, les stock-options et les actions assujetties à des restrictions, Coinbase a ravi le titre de plus grosse valorisation jamais accordée à une entreprise américaine entrant en Bourse. Le précédent record de Facebook (environ 81 milliards de dollars), datant de 2021, est effacé.

Les cryptomonnaies viennent donc de passer un sérieux cap en termes de crédibilité. «Une introduction réussie au Nasdaq devrait agir comme une reconnaissance des cryptomonnaies par les investisseurs traditionnels», expliquait ainsi Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swiss Quote, cité par l’AFP. D’après l’expert, le bitcoin reflète cette «étape importante» atteinte par les cryptomonnaies.

​Mais plusieurs ombres viennent ternir ce tableau idyllique. Fred Ehrsam, ex-trader de Goldman Sachs et Brian Armstrong, 38 ans, ancien ingénieur chez AirBnb ont fondé Coinbase en 2012 à San Francisco. Et ce dernier n’est pas dupe. Lors d’un échange avec la chaîne CNBC, il a reconnu que la régulation était l’un des risques principaux qui pesaient sur les cryptomonnaies:

«Maintenant que Coinbase est une compagnie cotée, nous allons être soumis à davantage de surveillance sur ce que nous faisons, et les gens veulent comprendre les implications qui en découlent.»

Et d’ajouter: «nous sommes ravis de respecter les règles. Tout ce qu’on demande, c’est d’être traité, a minima, de la même façon que les services financiers traditionnels et de ne pas être punis parce qu’on appartient à l’espace des cryptomonnaies.»

L’activité criminelle liée aux cryptos en baisse

Ces derniers jours, plusieurs dirigeants d’institutions monétaires ont émis des critiques sur les cryptomonnaies. C’est notamment le cas de Janet Yellen, ancienne patronne de la Réserve fédérale américaine (Fed) et désormais à la tête du Trésor. Mais elles émanent aussi de Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne (BCE). Comme le relate BFMTV, elles ont invité «à toujours plus de prudence sur ces cryptodevises, mettant en garde contre leur aspect quasi totalement spéculatif, ainsi que leur rôle dans le blanchiment d’argent et les activités criminelles.»

Ce n’est pas la première fois que Christine Lagarde s’en prend aux cryptomonnaies. En février dernier, elle déclarait ceci:

«C’est en général ces éléments-là qui sont utilisés pour le financement d’un certain nombre de commerces qui se passent sur le dark Web […]»

Pourtant, selon une récente analyse de Chainalysis, entreprise d’analyse spécialisée dans les technologies blockchain, l’activité criminelle en rapport avec les cryptomonnaies a baissé en 2020 pour s’établir à 0,34% du volume mondial de transactions, ce qui représente environ 10 milliards de dollars. «En 2019, l’activité criminelle représentait 2,1% de tout le volume de transactions, soit environ 21,4 milliards de dollars», souligne Clubic.

Cela n’a pas empêché la Banque centrale turque d’interdire l’usage de cryptomonnaies pour les paiements sur son territoire. En cause? Le fait qu’Ankara les juge trop opaques. Du côté de l’Inde et ses plus de 1,3 milliard d’habitants, on réfléchit à adopter l’une des législations des plus sévères du monde concernant les cryptomonnaies. Le texte rendrait illégal l’échange, la possession, le minage, la production ainsi que le transfert de cryptomonnaie, d’après un haut responsable indien qui s’est confié à l’agence Reuters.

Les États qui ciblent les cryptos

D’autres initiatives de «durcissement de la surveillance sur ces marchés, notamment aux États-Unis, et en Corée du Sud» ont aussi été remarquées par BFMTV. En effet, Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor de Donald Trump, avait annoncé en février dernier un durcissement des exigences réglementaires concernant les entreprises crypto. Quant à Lee Ju-yeol, le gouverneur de la Banque de Corée (BOK), il se montre réservé sur ces actifs en tant que mode de paiement. «La position de la BOK sur la cryptomonnaie n’a pas changé par rapport à la position précédente selon laquelle les actifs cryptographiques n’ont pas de valeur intrinsèque», a-t-il notamment souligné en conférence de presse.

Reste à savoir si le plongeon vécu par le bitcoin et plus généralement par les cryptomonnaies est la première étape vers l’explosion d’une bulle ou si ce coup de semonce n’est que l’un des nombreux soubresauts que vit ce marché depuis des années. Deux écoles s’affrontent parmi les experts. Philippe Herlin, docteur en économie et auteur de J’achète du bitcoin (Éd. Eyrolles), assurait récemment à Sputnik que «quand on achète du Bitcoin pour un investissement à horizon deux ou trois ans, on est sûr d’être gagnant»:

«Il suffit de regarder l’historique du cours. Il faut simplement être patient et faire le dos rond dans les moments de baisse.»

Des propos qui tranchent avec ceux tenus en mars dernier dans le Financial Times par l’économiste Nouriel Roubini. Pour ce dernier, surnommé «Dr. Doom» (Docteur Catastrophe) et devenu célèbre pour avoir anticipé la crise financière de 2008, le marché du bitcoin est clairement dans une situation de bulle. Une bulle qui «finira par éclater à nouveau».





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