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La Blockchain en France, enfin des avancées à prévoir ? Retour sur la réunion de la FFPB – TheCoinTribune

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La Blockchain en France, enfin des avancées à prévoir ? Retour sur la réunion de la FFPB – TheCoinTribune

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Après avoir écumé le territoire français à la recherche des entreprises Blockchain. Après avoir récolté des données via son recensement national et les avoir analysées ; la FFPB nous a présenté la conclusion de son enquête, le 28 octobre, veille du confinement. Quoi de mieux pour la Fédération Française des Professionnels de la Blockchain que d’organiser sa première réunion ouverte au publique, à l’AFNOR ? Le faire, entourée d’éminentes compagnies bien sûr !


Couvrir cet événement au plus proche

TheCointribune était sur place et vous livre un compte-rendu, de ce qui s’annonce comme la dernière conférence majeure physique de cette année 2020.

Une soirée entre professionnels du secteur, que votre serviteur en tant que représentant partenaire média a eu le plaisir de couvrir. Voici le programme de l’événement :

programme FFPB

Avant de nous attarder sur cette soirée, voyons la raison principale de votre venue : les résultats de l’enquête de la FFPB !

La FFPB au complet
Goudet Abalé, Gaëlle Marraud des Grottes, Jean-Michel Mis, Rémy André Ozcan

Un rapport pour cartographier l’industrie

Jean-Michel Mis et Rémy André Ozcan avec le précieux sésame !
Jean-Michel Mis et Rémy André Ozcan avec le précieux sésame !

En prélude, il convient de signaler que près de 125 entreprises ont répondu à ce sondage. Seules 100 d’entre elles, respectant les critères de sélection furent retenues. “Quels étaient les critères de sélection ?” vous entends-je me demander. Et bien les voici :

  • Être une société commerciale dédiée au développement de services ou de produits s’appuyant sur une infrastructure Blockchain
  • Ou un organisme de formation proposant des enseignements sur la Blockchain
  • Avoir répondu dans les délais impartis
  • Avoir son siège social en France et être inscrit au registre du commerce et des sociétés.

Quel profil et quelle localisation ?

Au niveau des acteurs français, vous serez rassurés de savoir que plus de 50 % des sociétés du SBF120 (l’indice boursier de la place de Paris) mènent des projets Blockchain. Alors oui, je pense que nous sommes tous d’accord pour dire qu’elles ne communiquent pas souvent dessus, mais la réalité est là.

Sans surprise 65.7 % des acteurs se trouvent centralisés en Ile de France. Mention honorable pour l’Auvergne-Rhône-Alpes (10.1 %) et le Pays de la Loire (5.1 %), circonscription du député Jean-Michel Mis.

Quel est le protocole le plus utilisé ?

Sans surprise, Ethereum écrase la concurrence avec 42 % d’utilisation ! Et juste derrière lui nous retrouvons … Bitcoin. Oui, oui, Bitcoin. Le roi ne semble donc pas, être uniquement utilisé comme une valeur refuge ou un actif de transfert de valeurs. Sans surprise Hyperledger complète le podium avec 15 % d’utilisation. Néanmoins il convient de prendre en compte que 52 % des entreprises déclarent utiliser plus d’un protocole pour leur projet ! Preuve une fois de plus que l’interopérabilité est un enjeu majeur de la Blockchain.

« La Blockchain est une opportunité pour la France de se réapproprier une souveraineté numérique fortement érodée par les précédents virages technologiques manqués. »

Jean-Michel Mis, co-rapporteur de la mission d’information sur la Blockchain et co-fondateur de la FFPB.

La blockchain c’est bien, mais quid des cryptoactifs ?

Là aussi, l’adoption semble progresser, 57 % des sociétés interrogées déclarent posséder un wallet. Néanmoins lorsqu’il s’agit d’accepter les cryptomonnaies, les entreprises restent plus frileuses et seules 42 % se sont jetées à l’eau. Cette hésitation s’explique majoritairement par un régime juridique de la Blockchain incertain (25 %) et bien entendu un régime fiscal non attractif (15.6 %).

Nous devons faire des efforts sur le cadre législatif et réglementaire ! Le gouvernement se doit de réagir ! Et 55 % estiment que le gouvernement ne comprend pas ces problématiques ! Pourtant, 85 % des entreprises déclarent poursuivre leur expansion en France.

Le Visa French Tech ?

French tech visa

Si votre première réflexion fut “euh… c’est quoi ?”, rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul (9 %). Ce visa est une procédure simplifiée pour obtenir un titre de séjour en France. L’objectif est bien entendu d’attirer les talents étrangers et il est étonnant de voir que la Blockchain ne semble pas profiter de celui-ci (10 % des sondés y ont recours).

La Blockchain est un domaine d’avenir

Nous l’avions déjà évoqué, mais en ces périodes de licenciements et de chômage massif, la Blockchain ne semble pas touchée par la crise de l’emploi. 57 % déclarent vouloir embaucher un expert Blockchain dans les six prochains mois. Sachant que plus de la moitié des employés spécialisés dans la Blockchain assurent n’avoir eu recours à aucune formation spécialisée, vous avez, chers lecteurs fidèles, toutes vos chances.

De quelle nature sont les solutions développées ?

69 % des entreprises ont déjà développé des solutions commercialisables. Si vous n’arrivez pas à immédiatement lister autant de solutions, c’est normal ! 90 % des services et produits sont du B2B. La Finance (30 %), le consulting (26 %) et la supply chain (19 %) sont les plus gros secteurs.

Levé de fonds, ICO et BPI ?

53 millions d’euros, c’est le montant récolté par 37 des acteurs de ce questionnaire. De ce côté là, nous restons sur un modèle classique avec 61% via Private Equity et uniquement 17.1 % par ICO. Ce financement est aidé par la BPI qui lorsqu’elle est sollicitée (38 %) se montre consciente de l’enjeu de la Blockchain en répondant favorablement à 80 % des demandes.

BPIFrance : servir l'avenir
La BPI semble bien porter son slogon

Le point encourageant du rapport concerne l’ouverture de comptes bancaires, véritables prérequis dans le cadre d’une levée de fonds. En effet, lorsque vous discutez avec des entreprises Blockchain, le sujet des difficultés à ouvrir un compte bancaire revient très fréquemment. D’après le rapport, 81 % ont pu ouvrir un compte avec succès, mais 42 % ne souhaitent pas communiquer le nom de leur banque. On peut donc voir qu’une certaine méfiance et distance subsistent entre la banque et les acteurs crypto.

Pour les plus curieux d’entre vous qui souhaitent prendre connaissance des chiffres de l’enquête nationale dont un rapport complet sera publié au cours du mois de Novembre, je vous invite à vous rendre sur le site de la FFPB.

Mesdames et messieurs, le point chiffre étant terminé, faisons un tour des horizons de cette soirée du 28 octobre.

Un discours d’ouverture portant sur le partenariat stratégique entre l’AFNOR et la FFPB

Introduction par Rémy André Ozcan, Président et co-fondateur de la FFPB

« Cette décennie doit être celle qui fait le choix assumé, d’embrasser pleinement cette révolution, en y voyant les opportunités plutôt que les difficultés. »

Rémy André Ozcan, Président et co-fondateur de la FFPB

Le fait d’organiser cet évènement à l’Association Française de Normalisation (AFNOR) n’est pas anodin.Tout d’abord, brisons cette gêne qui surgit chez certains d’entre vous en entendant le simple mot “norme”.

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Oui, ce mot peut sonner comme abrupte et dangereux à nos oreilles pour cette technologie libre et décentralisée. Pourtant, il s’agit d’un élément essentiel au bon développement d’une industrie. Normaliser, c’est construire des règles communes qui profitent à l’ensemble des acteurs. Sans normalisation, nous n’aurions jamais eu la démocratisation des réseaux mobiles, permettant j’en suis sûr à certains d’entre vous de lire cet article. Une normalisation solide, rassurant investisseurs et utilisateurs. Par les temps qui courent, je pense que nous sommes tous d’accord pour dire que nous avons besoin d’être rassurés. L’AFNOR, en prônant des valeurs de confiance, de transparence et surtout de consensus est en parfaite adéquation avec l’idéologie Blockchain et par extension celle de la FFPB. La standardisation constitue un formidable vecteur de compétitivité pour les entreprises de l’industrie Blockchain, dans le déploiement de la stratégie nationale souhaitée par le gouvernement.

Au-delà de la normalisation, la concrétisation d’une industrie passe par le développement de son économie et d’un réseau d’affaires dynamique.

Mais comment faire le tour du paysage français de la Blockchain ? Tout simplement, en réalisant une enquête de niveau national dont vous avez eu les résultats il y a quelques secondes. De telles données permettent non seulement de mieux voir les forces et faiblesses de l’industrie, mais surtout de les transmettre à ceux qui prennent les décisions pour pallier aux dits problèmes. Cette enquête facilite également la structuration et les partenariats entre professionnels à une époque où nous sommes face à une concurrence internationale omniprésente.

« La FFPB est à ma connaissance la seule fédération qui, dès sa création affiche des ambitions en normalisation volontaire. Bravo vous avez tout compris. »

Franck Lebeugle, Directeur des activités de normalisation à l’AFNOR

Une table ronde sur le thème de la Blockchain et de la souveraineté numérique

Table ronde : Blockchain et souverainté numérique

En quoi consiste la standardisation ? Quels sont les enjeux pour l’industrie ?

Yves Le Querrec : En ma qualité de président du comité stratégique information et communication du numérique, j’ai eu l’honneur de lancer la commission de normalisation Blockchain en 2016. Nous avons la particularité d’être la seule commission à être composée de plus de 50 % de startup. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons choisi Sylvain Cariou comme président. Les règles que nous construisons sont communes et se doivent d’être adaptées à chaque industrie. Normaliser, c’est permettre à différents systèmes d’opérer ensemble : c’est l’interopérabilité. Il s’agit là encore d’une vision qui nous rapproche de la Blockchain. Contrairement à ce que l’on croit, seules 5 % des normes servent à la réglementation. Normaliser ne consiste pas à réguler, mais à développer notre Société. Nous travaillons avec les 14 autres comités stratégiques de l’AFNOR et croyez-moi, la Blockchain de par ses multiples applications revient dans nombre de discussions.

Sylvain Cariou : En effet les normes permettent une démocratisation. Sans la norme TCP/IP ou celle d’envoi de mail, Internet ne se serait jamais démocratisé. Ce sont ces normes qui ont donné naissance à l’interopérabilité que nous connaissons. Grâce aux normes, les systèmes se comprennent, mais les gens aussi ! Cette compréhension attire des clients et permet l’adoption. A la commission nous travaillons principalement sur les normes de sécurité, de définition et d’organisation. Les règles de gouvernance classique ne s’appliquent pas à la Blockchain et demandent un travail spécifique. Je suis d’ailleurs fier que la France ait mis en avant ce sujet, désormais préoccupation mondiale.

Créer un standard comme levier de compétitivité

Mourad Faher : Quelque chose de normalisé au niveau international offre plus de confiance qu’une solution propriétaire. Lorsque la technologie est récente, la normalisation est un starting-block mettant tout le monde sur un pied d’égalité. Ce sont notre savoir-faire et nos spécificités qui nous différencient alors de nos concurrents.

Pensez-vous que l’existence d’une infrastructure blockchain 100 % française est nécessaire pour retrouver une souveraineté numérique ?

Sylvain Cariou : Nous sommes un petit pays qui a du mal à s’entendre avec ses voisins européens à ce sujet. Nous ne voulons pas être victimes d’une technologie Blockchain propriétaire imposée. Et encore une fois, la normalisation est la solution. L’adoption du Cloud Act par les États-Unis en 2018 renforce ce besoin de souveraineté des données. Ce texte donne le droit à leur gouvernement d’avoir accès aux données des serveurs des compagnies américaines, peu importe la localisation géographique de ceux-ci. Pour lutter contre une telle intrusion, nos clients chez CrystalChain nous demandent de plus en plus d’héberger leur Blockchain sur des serveurs français. La France doit développer des services de qualité pour être prête à protéger ses données.

Mourad Faher : La Blockchain étant distribuée, celle-ci prend position au-delà des frontières. Néanmoins, nous devons peut-être commencer à songer à héberger les noeuds par une partie prenante connue sur un territoire connu. De ce fait nous diminuerons certes sa décentralisation, mais nous respecterons la territorialité numérique.

Yves Le Querrec : Les expérimentations sur Blockchain publique de la Banque de France et de la BCE pour un stablecoin euro doivent être surveillées de très près. Les protocoles qu’on utilise se doivent d’être en open source et récupérables si les inventeurs disparaissent. Encore une fois, nous ne voulons et ne devons pas être dépendants d’un tiers.

Pour avoir la certitude de la véracité des données mises dans une Blockchain, nous élaborons en France une norme spécifique. Pouvez-vous nous en parler ?

Sylvain Cariou : Lorsque des données sont enregistrées dans une Blockchain, il est légitime d’avoir des doutes sur leur véracité. Pour répondre à cette problématique, nous avons lancé il y a 6 mois une norme de certification des entreprises écrivant dans la Blockchain. Pour faire simple, si les données que vous consultez ont été inscrites par ces entreprises certifiées, alors vous pouvez avoir confiance en celles-ci. Le fait que l’Organisation Internationale de Normalisation (ISO) n’y ait pas pensé permet à la France de conserver un avantage en cas d’adoption internationale de cette norme.

Exaion, Blockchain As Service et Orange Labs

Des membres éminents de la FFPB sont venus illustrer des applications concrètes de la technologie Blockchain.

Fatih Balyeli, PDG et cofondateur d'EXAION

Fatih Balyeli, le PDG et cofondateur d’EXAION, filiale spécialisée d’EDF lancée en janvier 2020, est venu présenter ses solutions de Blockchain-As-a-Service (BaaS).

Antoine Maisonneuve, Blockchain Program Manager pour Orange

Antoine Maisonneuve, Blockchain Program Manager pour Orange venait quant à lui nous parler de leur implication dans la Blockchain notamment en matière de création d’une identité numérique décentralisée.

Nous n’allons pas nous attarder ici sur ces projets, car j’ai l’intime conviction que vous aurez droit sous peu à une présentation plus détaillée de chacun.

Discours de clôture par Jean Michel Mis et Cedric O

Jean-Michel Mis lors du discours de clôture
Jean-Michel Mis lors du discours de clôture

En sa qualité de Député de la Loire, de co-rapporteur de la mission d’information sur la Blockchain et co fondatreur de la FFPB, Jean-Michel Mis a conclu cette soirée. D’une voix pleine d’émotion, il a réitéré son désir de faire valoir l’industrie Blockchain auprès de l’assemblée nationale. Le combat n’est pas évident car il est mondial et nous devons continuer à nous battre afin de démocratiser l’industrie.

« La FFPB n’est pas une fédération pyramidale, mais transversale, dans le plus pur esprit de la Blockchain. »

Jean-Michel Mis, co-rapporteur de la mission d’information sur la Blockchain et co-fondateur de la FFPB.

L’invité clé était le Secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques : Cédric.O. Hélas compte tenu de la situation de pandémie, il n’a pas pu assister à l’événement. Néanmoins là où certains auraient tout simplement annulé, celui-ci a tenu à enregistrer une vidéo nous partageant sa vision.

Cedric 0

Pour lui, la Blockchain cristallise la manière dont se développe l’innovation : une technologie en marge des institutions, attirant de nombreux acteurs dans des domaines variés. Très rapide dans sa croissance, mais se heurtant à de nombreux problèmes, celle-ci doit, afin d’atteindre sa forme ultime, se soumettre à une régulation précise. Cette régulation ne doit pas être punitive, mais être rassurante et adaptée. La mise en place de la loi pacte il y a 2 ans était la première pierre de cette longue route. Les acteurs doivent s’organiser pour que nous puissions aller plus loin ensemble et c’est là qu’interviennent l’AFNOR et la FFPB.

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Cryptoassets are highly volatile unregulated investment products. No EU investor protection. Your capital is at risk.

« De très belles années sont à venir pour la Blockchain en France et en Europe. »

Cédric O, Secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques

Jean-Michel Mis, Gaétan Lajeune (votre serviteur), Rémy André Ozcan
Jean-Michel Mis, Gaétan Lajeune (votre serviteur), Rémy André Ozcan

Au vu du contexte, de ses invités et de la pertinence de ses données, la FFPB souffle un vent frais dans notre écosystème. Un vent porteur d’un souhait de professionnaliser une industrie désorganisée par manque de consensus. Une industrie qui au vu de la vision de cette fédération ne perdra pas les valeurs qui font sa force. Une industrie qui perdurera, que certains le veuillent, ou non.





Retrouver l’article original de Gaétan Lajeune ici: Lien Source

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