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le Bitcoin dans la cour des grands – TheCoinTribune

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le Bitcoin dans la cour des grands – TheCoinTribune

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En 2013, après la chute de MtGox et le scandale de Silk Road, les médias s’emparent du Bitcoin et le font découvrir au grand public. C’est à cette époque qu’il acquiert sa sulfureuse réputation, réputation dont il a encore bien du mal à se départir aujourd’hui. 

Les régulateurs américains choisissent alors de se pencher sur le cas des cryptomonnaies. Leur tâche est complexe : il faut à la fois protéger les utilisateurs, les entreprises et le gouvernement, sans entraver un élan technologique potentiellement très prometteur. Le département des Services Financiers de l’État de New-York, la NYDFS (New-York Department of Financial Services), qui supervise les plus grandes institutions financières du monde, décide de s’atteler à cette tâche complexe…

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Bitcoin à New-York : un intrus au cœur de la finance mondiale

Souhaitant aller au fond du sujet, de façon exhaustive, Benjamin Lawsky, le directeur de la NYDFS, s’entretient avec la plupart des acteurs du secteur. Car malgré sa réputation de “monnaie du dark web”, plusieurs entrepreneurs prennent le bitcoin au sérieux depuis quelques années déjà et cherchent à lui construire un écosystème fiable.

BitLicence ou l'arrivée de Bitcoin et des cryptomonnaies à New-York

Leur intérêt va converger avec celui de Lawsky, dont l’ambition est d’installer un cadre rigoureux qui permettra à l’écosystème crypto de grandir sur des bases solides. Bitcoin va être étudié sous toutes les coutures. Pour Lawsky, la monnaie de Satoshi Nakamoto est une innovation peu ordinaire qui dépoussière un secteur – celui des banques et des paiements -, qui n’a pas évolué depuis les années 70. 

La NYDFS décide alors d’adapter et de soumettre le secteur des cryptomonnaies aux règles en vigueur pour toutes les institutions financières de l’état new-yorkais : banques, organismes de crédit, fonds d’investissements… Non sans difficultés.

Une “BitLicense” pour Bitcoin

En 2015, après deux ans d’enquête et de travail, la “BitLicense” sort enfin. C’est un permis que doivent obtenir toutes les entreprises situées à New-York ou y faisant des affaires en lien avec les cryptomonnaies. Elle ont alors jusqu’au 8 août 2015 pour s’y conformer si elles veulent pouvoir continuer de proposer leurs services aux new-yorkais ou si leur siège social se trouve dans l’état.

La BitLicense concerne toute entreprise exerçant les activités de :

  • Stockage, conservation ou contrôle de cryptomonnaie pour le compte de tiers
  • Contrôle, gestion ou émission d’une cryptomonnaie
  • Achat et vente de cryptomonnaie
  • Exécution de services d’échange de cryptomonnaie
  • Réception d’une cryptomonnaie de “Transmission” (comme Ripple par exemple), excepté dans le cas où la transaction n’a ni but financier, ni valeur monétaire

Deux activités sont néanmoins exclues de son périmètre :

  • Le développement et la diffusion de logiciels en lien avec les cryptomonnaies
  • Les détaillants et les consommateurs qui utilisent des cryptomonnaies pour l’achat ou la vente de biens ou de services, ou à des fins d’investissement

Un parcours du combattant

Une idéologie remise en question

La réponse face à la BitLicense est double. Certains pensent que Bitcoin ne pourra bien croître qu’en acceptant de se plier au monde institutionnel et financier classique. D’autres regrettent les contraintes imposées au rêve cypherpunk de Satoshi Nakamoto.

Car la BitLicense n’est pas seulement une aberration dans la philosophie des bitcoiners. Elle est aussi extrêmement contraignante et compliquée à obtenir. Car l’exigence est identique à celle qui régit la régulation des grandes institutions financières. Les entreprises de cryptomonnaies doivent se soumettre aux mêmes critères en terme de sécurité et de contrôle. La procédure d’obtention est très rigoureuse.

la procédure pour obtenir la bitlicence bitcoin est longue et coûteuse

L’entreprise doit ainsi fournir au service d’accréditation de la NYDFS ses plans financiers, sa stratégie de cybersécurité et les procédures d’identification. Il faut pouvoir, sur toute demande du gouvernement, transmettre les informations d’identifications des utilisateurs, leur solde, ainsi que l’historique de leurs transactions. Des voix s’élèvent pour dire que la BitLicense constitue une intrusion dans la vie privée des utilisateurs. Elles ne seront pas entendues.

Pour couronner le tout, les détenteurs de la BitLicense doivent également conserver presque toutes leurs données pour une durée de 7 ans. Celles-ci doivent être consultables et accessibles à tout moment sur toute requête de la NYDFS. Pour la souplesse, on repassera.

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La Bitlicense Bitcoin : des contraintes importantes

Cerise sur le gâteau, l’attribution de la BitLicense peut rapidement se chiffrer en dizaines de milliers de dollars ! Aux frais d’inscription de 5000 dollars s’ajoute le coût de vérification et d’inspection de l’entreprise. Même le passé et les antécédents des dirigeants et investisseurs de la société sont passés au crible par des inspecteurs indépendants…

Une dizaine de sociétés décident de cesser leur activité dans l’état suite à la mise en place de la BitLicense.

C’est le cas notamment de Kraken, Bitfinex ou Paxful. Le New-York Business Journal qualifiera ce mouvement de “Great Bitcoin Exodus” ou “Grand Exode Bitcoin”.

Mais d’autres entreprises, très volontaires et coopératives dans l’élaboration de la BitLicense, soumettent leur demande. L’entreprise spécialisée dans les paiements pair-à-pair Circle est la première à obtenir le fameux sésame en septembre 2015.

Gemini, la société des frères Winklevoss, suit peu après. En tout ce ne sont pas moins de 24 entreprises qui ont obtenu leur BitLicense depuis sa création. Elle est gage de sérieux et de qualité, et l’entreprise qui l’obtient n’a ensuite aucune difficulté à obtenir les autorisations d’autres territoires.

Un permis en constante évolution

Le secteur des cryptomonnaies évolue vite, la Bitlicense se doit de suivre. Fin 2019, 5 ans après sa mise en place, la NYDFS propose deux modifications :

  • La première consiste à faciliter les demandes pour lister certaines cryptomonnaies sans autorisation préalable : le Bitcoin (BTC), le Bitcoin Cash (BCH), l’Éther (ETH), l’Éther Classic (ETC), le Litecoin (LTC), le XRP, ainsi que deux stablecoins, le Paxos Standard (PAX), et le Gemini Dollar (GUSD) sont envisagés.
  • La seconde consiste à proposer un cadre d’auto-certification qui permettrait de lister et de mettre en circulation de nouvelles cryptomonnaies, là encore sans autorisation préalable.

Étant donné le rythme d’évolution du secteur, l’histoire de la BitLicense n’a pas fini de s’écrire ! Et avec elle c’est l’inscription de Bitcoin et des cryptomonnaies au cœur de notre système économique globalisé qui se joue.

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Retrouver l’article original de Cryptodidacte ici: Lien Source

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