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Le Bitcoin reste de marbre face aux 500 milliards téléphonés par la BCE – TheCoinTribune

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Le Bitcoin reste de marbre face aux 500 milliards téléphonés par la BCE – TheCoinTribune

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La BCE continue de se servir de la Covid comme alibi pour imprimer des milliers de milliards. Le programme d’achats de dettes (PEPP) vient d’être augmenté de 500 nouveaux milliards. Bitcoin (BTC) n’a pas réagi mais n’en pense pas moins…


Pandemic Emergency Purchase Program (PEPP)

Ce sera donc en tout 1850 milliards que la BCE aura imprimé pour racheter les dettes aux banques privées depuis le mois de mars.

QE cumulé de la BCE
Courtoisie du WSJ / En jaune, le QE correspondant au PEPP (Pandemic Emergency), en bleu le QE “normal” cumulé depuis 2015

La BCE vient d’annoncer avoir prolongé le PEPP de 9 mois. Il prendra donc fin en mars 2022, juste avant l’élection des députés allemands et l’élection présidentielle italienne. Les prochains dirigeants de ces deux pays devront alors négocier avec Christine Lagarde pour continuer à bénéficier ses largesses monétaires…

Il a également été décidé de réinvestir l’argent des dettes (achetées) arrivant à maturité jusqu’en décembre 2023 (date des élections législatives italiennes suivantes…). Ce n’est pas clair ? Exemple :

Admettons que la BCE achète aujourd’hui un titre de dette française de court terme (un an) valant un milliard. Dans un an, lorsque l’État français remboursera ce milliard à la BCE, cette dernière réinvestira cet argent en achetant de nouveau pour un milliard de dette. De cette manière, le bilan de la BCE ne diminue jamais.

Autre mesure : le TLTRO est prolongé jusqu’en juin 2022. C’est-à-dire que les banques privées pourront continuer à emprunter auprès de la BCE au taux de -1 %. Oui, vous avez bien lu, les banques empruntent à taux négatif. Elles remboursent moins qu’elles empruntent. Si seulement nous pouvions mettre cela en place pour les prêts immobiliers…

En tout, c’est 3000 milliards d’euros qui auront été injectés en 2020 par la BCE. Largement assez pour financer le plan d’aide de 750 milliards de l’Union Européenne. Un chiffre à mettre en parallèle avec le « stimulus package » de 900 milliards que le Congrès US pourrait annoncer d’ici peu, et les 700 milliards $ annoncé par le Japon en début de semaine.

La BCE imprime donc plus de 60 milliards d’euros par mois. Cela revient à racheter constamment les 3/4 de la nouvelle dette émise par l’ensemble des pays de la Zone Euro. Pour la comparaison, la FED achète actuellement pour 120 milliards $ de dette et autres produits financiers adossés au marché immobilier.

Les marchés n’ont pas beaucoup réagi à ces annonces car la présidente de la BCE avait déjà téléphoné cette décision depuis de longues semaines.

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Combien de temps cela va-t-il durer ?

Il faut être fou pour croire qu’il n’y a aucune conséquence à imprimer des milliers de milliards, surtout dans un contexte de raréfaction du pétrole. Tout cet argent finira par abonder dans la dette globale (près de 300 000 milliards actuellement) et faire le lit de l’inflation. Mais pas que. Il va aussi finir dans le casino boursier et rendre les milliardaires encore plus riches…

Et pourtant, même la banque des règlements internationaux (BRI), la fameuse banque des banques centrales, a mis le holà ce lundi dans son rapport trimestriel. Même son de cloche la semaine passée de la part du FMI.

La BRI s’inquiète de la hausse des bourses et de l’euphorie ambiante depuis l’annonce des vaccins. Cela fait toutefois plus de 10 ans que la Banque de Bâle tient ce genre de discours tout en étant royalement ignorée par les banques centrales.

Notons toutefois la phrase cinglante de l’auteur du papier, Mr Borio :

« Nous sommes en train de passer d’une crise de liquidité à une crise de solvabilité. »

Borio, BRI, rapport trimestriel

Traduction : il faut s’attendre à des faillites au cours des prochains mois. Et surtout des faillites de petits commerçants que l’on a forcés de fermer…

Les multinationales sont en revanche à l’abri. En effet, ces milliers de milliards injectés par les banques centrales maintiennent les taux d’emprunt proche de zéro, voire en territoire négatif. Et cet état de fait pousse les banques et les fonds d’investissement à s’investir dans d’autre actifs. Or que reste-t-il quand on ne peut pas acheter de dette souveraine? La bourse, évidemment. Quoi d’autre ?

Il y a actuellement l’équivalent de 17 000 milliards de dette offrant un rendement négatif. La bulle boursière ne s’arrêtera pas de monter tant que ce chiffre progressera. C’est-à-dire tant que les banques centrales feront tourner la planche à billets.

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Dette à rendement négatif

Le contexte actuel est un véritable paradis pour le Bitcoin car quoi que disent le FMI ou la BRI, les banques sont obligées d’en rajouter constamment une couche. Fermer le robiner reviendrait à écrouler le système dans une récession biblique que personne ne veut prendre la responsabilité de déclencher…



Retrouver l’article original de Nicolas Teterel ici: Lien Source

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