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Le « Digital Dollar », faux Bitcoin, vrai moyen d’oppression – TheCoinTribune

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Le « Digital Dollar », faux Bitcoin, vrai moyen d’oppression – TheCoinTribune

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La proposition de créer un « dollar digital », pour distribuer les 1200 $ promis par l’administration Trump pour compenser les pertes économiques liées à l’épidémie de coronavirus, n’a pas été adoptée par le Sénat US.

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Dans le tumulte de la pandémie covid19 (les États-Unis sont le plus touché), nous avons découvert une chose très intéressante cette semaine : de puissants sénateurs américains envisagent très sérieusement de permettre à la Federal Reserve (banque centrale US) d’émettre un « dollar digital ».

Le projet de loi ne faisait que quelque pages dans lesquelles nous avons pu découvrir un vocabulaire familier pour les connaisseurs du Bitcoin. Les mots « ledger » et « Wallet »… Difficile de ne pas deviner ici une tentative d’amalgame avec la cryptomonnaie ou de suspecter que cette distribution d’argent gratuit sur fond de pandémie est exploitée pour préparer les esprits à la disparition du cash

« Il ne faut jamais gâcher une bonne crise »

Rahm Emanuel

Commençons cet article en dissipant tout malentendu : jamais les banques ne créeront une cryptomonnaie du même genre que le Bitcoin. Pourquoi ? Parce que le système de création monétaire moderne est un outils d’oppression. Les banquiers honnissent le Bitcoin et nous l’ont maintes fois fait savoir :

« Le Bitcoin est une escroquerie. »

Jamie Dimon, CEO J.P Morgan, la plus puissante banque américaine

« Bitcoin est une bulle, un système de Ponzi et une catastrophe environnementale. »

Auguste Carstens, directeur de la BIS, la banque centrale des banques centrales. Le saint des saints bancaires ou l’on édicte les règles de fonctionnement des banques (Règles de Bâle)

Augustin Carstens
Auguste Carstens, alias Fat-Finger. On se demande qui est le Ponzi..

On pourrait continuer la liste un certain temps… C’est un fait, les banquiers perçoivent le Bitcoin comme une menace existentielle à leur système très sophistiqué d’esclavage par la dette assortie d’intérêts. Créer toujours plus d’argent et gonfler les bulles dans une folle fuite en avant inflationniste, voilà le véritable business model des banques. Pour vous en convaincre, demandez à un jeune qui entre dans la vie active ce qu’il pense des prix de l’immobilier…

Heureux celui qui peut créer de l’argent

Le pouvoir des banquiers réside précisément dans la possibilité de prêter toujours PLUS d’argent car leur richesse est directement proportionnelle à la dette qu’ils génèrent.

Dans un monde imaginaire, où n’existerait qu’une seule monnaie – de surcroît une monnaie impossible à dupliquer comme le Bitcoinle banquier n’a plus vraiment lieu d’être, d’où leur anxiété très palpable. Dans cet univers parallèle, la quantité de monnaie serait fixée une fois pour toute et changerait de mains au gré des fortunes. Il se poserait alors la question de savoir que faire contre ceux qui décideraient de thésauriser et d’assécher l’économie en vue de s’enrichir encore et encore, jusqu’à devenir….. “banquier” ! Bitcoin ne peut pas grand-chose contre l’Hubris mais c’est une autre histoire. Ce qui nous intéresse ici est de mettre en exergue le fait que l’inflation est un outil de domination.

L’inflation orchestrée par les banques profite aux riches et est subie par les pauvres. Les possédants profitent de l’inflation pour la bonne et simple raison que le prix de leurs possessions augmente sans rien faire. Plus on possède et plus l’inflation des produits de consommation basique est dérisoire comparé à l’appréciation de ses biens. A contrario, ceux qui ne possèdent rien subissent l’inflation de plein fouet, sans pouvoir s’en protéger. Il en découle une augmentation mécanique des inégalités sur le long terme. Un processus indolore, diffus, qui ronge notre pouvoir d’achat un centime à la fois.

La fable, augmentée, de la grenouille dans une casserole ...

Bien entendu, un monde dans lequel la dette serait hors la loi, c’est-à-dire avec une monnaie disponible en quantité fixe, n’impliquerait pas un monde sans inflation. La loi de l’offre et de la demande est immuable et la raréfaction des matières premières crée forcément de l’inflation. Sans compter les imprévus comme des intempéries qui ruineraient une partie des récoltes avec pour conséquence une hausse temporaire des prix. C’est une évidence, mais il s’agit là d’une inflation naturelle et non orchestrée par l’augmentation infinie de la dette. Car nous ne le dirons jamais assez : dans notre système moderne de création monétaire, la quantité d’argent en circulation dans l’économie est exactement égale à la dette globale. La dette est l’ombre de la monnaie.

L’État a besoin de l’inflation

Nous venons d’expliquer que les banques profitent de l’inflation car cette dernière provient de dettes toujours plus grandes qui rapportent des intérêts aux banquiers. La caste des gros possédants en profite également de par l’appréciation de leur capital. Mais il existe un troisième bénéficiaire de l’inflation.

Celui-ci n’est autre que l’État. La raison étant que ce dernier collecte la TVA (de loin la principale source de revenus de l’État) et que cet impôt est un pourcentage fixe sur tout ce qui est vendu. Autrement dit, lorsque les prix augmentent, alors les revenus de la TVA augmentent pour l’État. L’inflation est un impôt déguisé.

C’est bien simple, le nombre d’euros dans l’économie augmente d’environ 5 % par an. Ceci serait normal si la population augmentait de 5 % par an. Ce n’est évidemment pas le cas, ce qui ne signifie qu’une chose : les banquiers autorisent traîtreusement chaque nouvelle génération à emprunter plus que la génération précédente, toutes choses égales par ailleurs (salaires), alimentant de facto des bulles.

Cette augmentation de la masse monétaire serait également normale si le PIB (la somme de tout ce qui est vendu en une année) augmentait de 5 % par an, mais ce n’est pas non plus le cas. Les contraintes énergétiques font que la croissance normale est plutôt de 1 %, les bonnes années. Il en découle mécaniquement de l’inflation.. (désirée).

Bref, l’inflation a des alliés puissants qui ne rendront pas la partie facile au Bitcoin.

The Great Inflation Of The 1970s | Fictional characters, History ...

Digital Dollar

Tout cela pour dire que le dollar digital que les Américains viennent de toucher du doigt ne sera pas un outil d’émancipation même si ses instigateurs se fourvoient dans un vocabulaire inventé par les cypherpunks et dédié à la Nemesis du système bancaire : Bitcoin.

Maintenant que nous avons remis les choses dans leur contexte, parlons un peu de ce dollar digital avorté. D’après le white paper, Hum pardon, d’après la proposition de loi, le dollar digital devait être directement émis par la Federal Reserve. C’est-à-dire que chaque américain aurait eu un compte ouvert directement auprès de la FED.

Toutefois, il n’est mentionné nulle part dans la proposition que ce dollar digital puisse être utilisé en payant avec son smartphone. Au contraire, ce sont les banques commerciales qui auraient été chargées de créer des « Pass-through Digital Dollar Wallets » pour que chaque américain puisse retirer son argent dans un distributeur ou payer avec sa carte bancaire.

Le but de cette contorsion monétaire alambiquée n’était donc pas de lancer un nouveau dollar libre de dette qui ne se mixerait avec les dollars normaux (qui sont eux absolument tous attachés à une dette). Pardon de le répéter, mais c’est important de bien le souligner : il était prévu que les banques permettent à leurs clients d’accéder à cet argent via les dollars normaux, comme si de rien n’était…

Le dollar numérique, pâle imitation de Bitcoin

Pourtant, la proposition stipulait clairement que les dollars digitaux ne pouvaient pas apparaître comme actif ou passif à leur bilan… Vous me direz, le bilan des banques ne veut plus dire grand-chose puisque la FED, parallèlement à son injection de 700 milliards, a annoncé que les banques n’avaient plus de contraintes en matière de réserves obligatoires. Pour le dire autrement, il n’y a plus de limites aux montants que les banques peuvent prêter/créer.

Je m’explique : en temps normal, pour prêter 33 dollars, les banques doivent garder au moins 1 dollar au “coffre”. Dit autrement, les banques peuvent prêter 33 fois plus d’argent qu’elles n’en possèdent réellement. Désormais, plus de contrainte, c’est open bar…. d’inflation.

Je crois que le but de cet enfumage était en réalité tout bête : ils ne veulent pas que les gens se rendent compte que les banques créent l’argent ex nihilo. Ils font attention à ce que le peuple croit que cet argent proviendrait des “coffres” du gouvernement, pour ne pas attirer l’attention sur un point important :

« Le système bancaire moderne fabrique de l’argent à partir de rien. Ce processus est sans doute le tour de passe-passe le plus étonnant jamais inventé… »

Sir Josiah Stamp, directeur de la banque d’Angleterre de 1928 à 1941

Le dollar, l’euro, et toutes les monnaies du monde sont déjà “digitales”. Seul un minuscule pourcentage de l’argent existe sous forme de billets et de pièces…

Bitcoin vs Digital Dollar

Cet espèce d’hybride chimérique entre monnaie hélicoptère et cryptomonnaie ne verra jamais le jour et les Américains recevront des chèques à la place. Les banques vont tout simplement faire apparaître magiquement tout cet argent sur chaque compte. Affaire classée.

Mais profitons de l’occasion pour enfoncer le clou quant au numéro de prestidigitation avec lequel les puissants aimeraient bien nous envoûter. Un numéro que nous découvrirons bientôt du côté de la Chine qui devrait dévoiler incessamment sa « cryptomonnaie » étatique.

Je peux déjà vous parier 22 millions de bitcoins que ce « cryptoyuan » n’aura aucun des attributs essentiels qui ont rendu Bitcoin si populaire:

  • Permissionless et décentralisé : Il va sans dire que les autorités chinoises pourront bloquer n’importe quel paiement d’un seul clic. C’est d’ailleurs un outil essentiel pour mettre en œuvre certaines privations en cas de crédit social trop bas…
  • Anti-inflationniste : Le cryptoyuan sera créé à partir de dette et il n’y aura aucune limite à la quantité d’argent en circulation.
  • Anonyme : Là encore, espionner les habitudes d’achat des chinois est également un rouage essentiel du système de crédit social.

Adopter une « cryptomonnaie étatique » n’apporterait absolument aucun des avantages offerts par le Bitcoin. Au contraire, nous hériterions de tous les désavantages d’une société sans cash. Une société à un dictateur près de sombrer dans un totalitarisme parfait…



Retrouver l’article original de Nicolas Teterel ici: Lien Source

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