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l’espion français monnayait ses services en crypto sur le Dark Web – TheCoinTribune

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l’espion français monnayait ses services en crypto sur le Dark Web – TheCoinTribune

Bitcoin contre services secrets,

Si on se tue à rappeler à quel point en 2020 Bitcoin ne mérite plus vraiment sa réputation de « monnaie du Dark Web », la toute récente actualité judiciaire vient faire mentir cette affirmation de la plus éclatante des manières. Pire : non seulement  Bitcoin a effectivement été utilisé pour des transactions criminelles, mais la nature de ces transactions nous propulse en plein film noir d’espionnage.

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Ainsi, durant des mois, un « Haurus » a proposé contre rémunérations en Bitcoin divers services et documents, tous plus illégaux les uns que les autres.

Faux papiers, CNI, passeport… et plus préoccupant encore, renseignement confidentiels ayant dans plusieurs dossiers probablement abouti à des assassinats.

Et le malfaiteur finalement interpellé n’est pas n’importe qui : il s’agit d’un fonctionnaire de la DGSI, le service de contre-espionnage français.

Bitcoin et Dark Web

C’est sous le pseudo ronflant de HAURUS que notre homme en noir officiait sur le Dark Web. Considérant probablement que son salaire de fonctionnaire à la DGSI (autour de 2500 euros, bien insuffisant pour l’Aston Martin, à peine pour quelques Martinis à l’occasion) n’était pas digne de ses talents, l’intéressé décidait d’arrondir ses fins de mois.

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Justicier en costume-cravate le jour, black hat en sweat-capuche la nuit  (vous avez un problème avec les clichés ?), c’est ainsi sur le site BlackHand v2, place de marché des transactions criminelles qu’HAURUS avait pris ses habitudes et ouvert boutique.

En rayon, tout un panel de services : des classiques faux papiers, cartes grises, et autres documents officiels tout frais sortis de l’Imprimerie Nationale, jusqu’à des choses pour le moins étonnantes dans ce contexte comme un « starter pack » incluant permis de conduire, Carte Nationale d’Identité et 6 chèques, le tout pour 500 euros (au lieu de 680, gratuit jusqu’à la caisse).

Au moins depuis décembre 2017, HAURUS mène tranquillement ses petites affaires. Jusqu’à ce que des services spécialisés dans la criminalité cyber (en l’occurrence l’Ocriest et l’OclcTIC) commencent à se dire que la qualité des documents proposés laisse craindre le pire quant à la possibilité que l’auteur puisse être lui-même membre des forces de l’ordre.

C’est à la faveur d’un démantèlement des serveurs de BlackHand v2 par les services des Douanes, que HAURUS est finalement interpellé en juin 2018. Les capuches tombent et révèlent Cedric D., brigadier de police trentenaire, affecté à la « Division J » de la DGSI. Moment de malaise au 84, rue de Villiers, siège du contre-espionnage français.

Rififi à la DGSI

Alors même qu’Haurus est écroué depuis le 26 septembre 2018, l’enquête instruite par le parquet de Nanterre vient d’arriver à son terme le 22 janvier et permet de retracer plus en détail le cheminement criminel du jeune homme.

Tout indique que ses activités souterraines lui permettaient de faire plus qu’améliorer l’ordinaire. L’intéressé et son compagnon sont en effet décrits comme menant grand train, multipliant voyages, dépenses luxueuses et grand-hôtels. Selon ses auditions, le brigadier n’aurait pourtant gagné “que” 20 000 euros dans l’opération, ses agissements ayant été le résultat d’un surendettement.

L’aventure pourrait n’être que scandaleuse, voire vaguement amusante, si ce n’était certains détails que révèle l’enquête.

Si on se doute bien en effet qu’on a rarement besoin de faux papiers de qualité premium pour simplement rentrer en boite tranquille, la teneur des renseignements que monnayait l’agent compromis fait froid dans le dos : données de géolocalisation en temps réel, factures téléphoniques détaillées, etc. Bref, un fantasme d’apprenti big brother.

Et surtout, l’enquête a montré que parmi les clients fidèles de Cédric D. figurait un ancien braqueur des plus sympathiques. L’intéressé (également écroué) a acheté des données de géolocalisation concernant 3 personnes faisant partie du grand banditisme marseillais, 2 ont été retrouvées mortes, la troisième échappant de peu à une tentative d’assassinat…

Ainsi, le Bitcoin est-il de nouveau associé à des histoires de transactions frauduleuses sur des sites peu recommandables. On admettra cependant que pour une fois, c’est peut-être plus le profil de l’auteur et ses agissements que Bitcoin en tant que vecteur monétaire qui seront soumis à l’opprobre (spoiler : probablement pas).



Retrouver l’article original de Hellmouth Banner ici: Lien Source

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