Rejoignez-Nous sur

Qu’est-ce que le Bitcoin SV ? Analyse et avis

bsv bitcoin satoshi vision

News

Qu’est-ce que le Bitcoin SV ? Analyse et avis

 

Bitcoin Satoshi Vision - BSV

 

  1. Qu’est-ce que le Bitcoin SV ?
  2. Comment est-il apparu ?
  3. Qui soutient Bitcoin SV et qui s’y oppose ?
  4. Quelles sont ses caractéristiques ?
  5. Une dimension religieuse exacerbée
  6. Comment obtenir ses bitcoins SV issus de l’embranchement avec Bitcoin Cash ?
  7. Avantages et limites du Bitcoin SV
  8. Avis sur Bitcoin SV

 

Qu’est-ce que le Bitcoin SV ?

Le Bitcoin Satoshi Vision, plus communément appelé Bitcoin SV, est une cryptomonnaie issue d’un embranchement (hard fork) de la chaîne de Bitcoin Cash, lui-même issu d’un embranchement de Bitcoin. Le sigle du Bitcoin SV est BSV, bien qu’on puisse encore trouver le sigle BCHSV sur certaines plateformes d’échange. L’embranchement avec Bitcoin Cash a eu lieu le 15 novembre 2018 : si vous possédiez des bitcoins cash à ce moment-là, vous deveniez propriétaire de fait de bitcoins SV.

L’objectif de Bitcoin SV est de restaurer la vision (supposée) de Satoshi Nakamoto, le créateur de Bitcoin, en rétablissant le protocole de base conçu en 2009 (hors corrections de bugs). Cette volonté provient de la croyance que le protocole passe parfaitement bien à l’échelle (scalabilité) et qu’il ne faut pas le modifier (stabilité).

Bitcoin SV a été créé par nChain, dont le responsable scientifique est Craig Steven Wright, qui prétend depuis 2015 être Satoshi Nakamoto sans jamais en avoir apporté la preuve. Le but délibéré était de prendre le contrôle de Bitcoin Cash, en détruisant l’autre partie de l’embranchement par le biais d’attaques des 51 % et de poursuites en justice.

Afin de vous retrouver dans toutes les branches de Bitcoin, veuillez trouver ci-dessous un schéma récapitulatif des 4 premières branches de Bitcoin en terme de capitalisation boursière : Bitcoin (BTC), Bitcoin Cash (BCH), Bitcoin SV (BSV), Bitcoin Gold (BTG). Ce schéma ne représente pas l’évolution de Bitcoin avant 2017, et ne tient pas compte des évolutions ayant lieu après juin 2019.

 

Branches de Bitcoin BTC BCH BSV BTG
Cliquer sur l’image pour agrandir.

 

 

Comment est-il apparu ?

Bitcoin SV est le résultat d’une scission de la communauté de Bitcoin Cash à propos de la vision vers laquelle devait évoluer le protocole. En effet, Bitcoin Cash est mis à niveau tous les six mois pour intégrer de nouvelles fonctionnalités et être optimisé. Le 15 novembre 2018, Bitcoin Cash avait pour plan d’ajouter un nouveau code opération (OP_CHECKDATASIG) et d’imposer un ordre canonique des transactions au sein des blocs. Ces modifications étaient notamment supportées par l’implémentation logicelle principale de Bitcoin Cash, Bitcoin ABC.

À l’inverse, Bitcoin SV souhaitait rétablir d’anciens codes opération qui étaient présents à la création de Bitcoin (OP_MUL, OP_LSHIFT, OP_RSHIFT, OP_INVERT) et faire passer la taille limite des blocs de 32 Mo à 128 Mo. La motivation affichée était de dire non aux modifications incessantes du protocole, qu’il s’agisse de celles du 15 novembre 2018 ou celles à venir (signatures de Schnorr, Avalanche).

C’est ainsi qu’a eu lieu l’embranchement entre « Bitcoin Cash ABC » (soutenu par la grande majorité de la communauté) et « Bitcoin Cash SV ». Malgré toutes ses tentatives d’attaques, le camp de « Bitcoin Cash SV » n’a jamais pu mettre à mal la sécurité de « Bitcoin Cash ABC », et ce dernier a repris rapidement son nom de Bitcoin Cash.

Pour plus d’informations, vous pouvez lire nos deux articles à ce sujet :

 

Qui soutient Bitcoin SV et qui s’y oppose ?

Comme on l’a dit, Bitcoin SV a été créé à l’initiative de la société nChain, par le biais de Craig Wright, son directeur scientifique, qui a un rôle prépondérant dans la communauté. Craig Wright est en effet le personnage central de Bitcoin SV, d’autant plus que la « vision de Satoshi » revendiquée correspond en réalité à la sienne. L’autre personne qui soutient Bitcoin est Calvin Edward Ayre, un milliardaire d’origine canadienne ayant fait fortune dans les jeux d’argent en ligne. Cet individu est à la tête de Coingeek, l’entreprise qui gère, entre autres, le site d’actualité Coingeek.com.

 

Jimmy Nguyen, Craig Wright et Calvin Ayre
De gauche à droite : Jimmy Nguyễn (nChain), Craig Wright (nChain) et Calvin Ayre (Coingeek)

 

Ces deux entreprises sont très impliquées dans le développement de Bitcoin SV. D’un côté nChain finance le développement de l’implémentation principale, Bitcoin SV Node. De l’atre côté, Coingeek organise des conférences pour l’écosystème et met à disposition une puissance de minage assez considérable pour le réseau, jusqu’à représenter 25 % à 33 % de la puissance totale, comme on peut le voir plus bas.

Mis à part ceux qui soutiennent, le reste de la communauté des cryptomonnaies y est généralement opposé. Cela est sans doute dû au comportement exécrable de Craig Wright, qui au-delà d’affirmer des choses extraordinaires, attaque en justice ceux qui osent les remettre en question. La désormais célèbre affaire Hodlnaut a été le point culminant de l’attitude toxique de cet individu, qui avait provoqué le départ d’un twittos pro-BTC des réseaux sociaux. On retiendra aussi le courriel détestable envoyé à Roger Ver après que ce dernier ait apporté son soutien à ABC début novembre 2018.

Les menaces d’attaques des 51 % et les assignements en justice ont finalement conduit à une contre-attaque de certaines plateformes d’échange qui ont délisté le BSV de manière brutale. Ce délistage a personnellement été initié par Changpeng Zhao, le PDG de Binance, qui a jugé que Craig Wright allait trop loin. Les plateformes Kraken et ShapeShift ont suivi le mouvement.

 

Quelles sont ses caractéristiques ?

Puisqu’il s’agit d’une branche de Bitcoin Cash, Bitcoin SV a beaucoup en commun avec ce dernier (et aussi avec BTC par conséquent). Parmi ces similarités, on peut citer :

  • Une émission monétaire qui est sensiblement la même, si bien que le nombre maximal de jetons en circulation est de 21 millions.
  • Un algorithme de consensus par preuve de travail (Proof-of-Work) se fondant sur la fonction de hachage SHA-256.
  • Un temps de bloc moyen de 10 minutes.

Bitcoin SV se différencie néanmoins de ses « frères ennemis » par sa philosophie réactionnaire, ce qui se répercute sur ses caractéristiques techniques.

 

Restaurer la vision de Satoshi

L’objectif affiché de Bitcoin SV est de restaurer la vision de Satoshi Nakamoto. Pour ce faire, les développeurs de Bitcoin SV ont pour but de supprimer progressivement les évolutions apportées à Bitcoin au cours des années : Pay-to-Script-Hash (2012), mais aussi OP_CHECKLOCKTIMEVERIFY (2015) et OP_CHECKSEQUENCEVERIFY (2016). L’idée est de revenir aux scripts bruts pour écrire des contrats autonomes, et de recourir aux numéros de séquence des transactions pour bloquer des bitcoins dans le temps.

 

Stabiliser le protocole

Bitcoin SV veut devenir un protocole immuable le plus rapidement possible, un peu à la manière des protocoles de la suite TCP/IP et de HTTP, qui sont aujourd’hui à la base de l’Internet moderne. Cette stabilité est censée fournir une garantie aux entrepreneurs souhaitant construire des services sans risque de les voir devenir obsolète à cause d’une mise à niveau. Bitcoin SV s’oppose ainsi au développement agressif d’un Bitcoin Cash ou d’un Ethereum, et se rapproche un peu de la vision conservatrice de Bitcoin-BTC.

 

Passer à l’échelle

Les partisans de Bitcoin SV considèrent que le protocole peut passer à l’échelle dès aujourd’hui. Selon eux, la concurrence entre les compagnies minières suffirait à garantir l’intégrité de la chaîne. Bitcoin SV se pose donc en opposition totale à ce qui est défendu par BTC (« chacun doit pouvoir faire tourner un nœud complet ») et est relativement éloigné de la vision plus mesurée de BCH (« pouvoir faire tourner un nœud est important, mais il y a un compromis entre la décentralisation du réseau et la scalabilité »).

L’objectif est de supprimer toutes les limites dans les années à venir. Depuis le 15 novembre 2018, la taille limite des blocs était fixée à 128 Mo. Depuis la mise à niveau Quasar qui a eu lieu le 24 juillet 2019, cette limite est de 512 Mo, et devrait à dans un avenir proche passer à 2 Go si les mineurs le choisissent.

Ceux qui soutiennent Bitcoin SV considèrent que tout peut avoir lieu sur la chaîne : les paiements, les micro-transactions, la représentation des actifs, les contrats autonomes, le stockage de textes et d’images, et même de vidéos ! La vision partagée par la communauté est celle du Metanet, un nouvel internet hébergé sur la chaîne de Bitcoin SV.

Ce projet de passer à l’échelle comme cela amène la question évidente de la centralisation du réseau, qui devra nécessairement se faire pour résoudre les problèmes de latence. Bitcoin SV est confronté à des réorganisations de chaîne régulières, ce qui est parfaitement assumé par les développeurs par ailleurs.

 

Répartition du minage de Bitcoin SV pour la semaine du 8 au 14 juillet 2019
Répartition du minage pour la semaine du 8 au 14 juillet 2019. (source : sv.coin.dance)

 

 

Respecter la loi

Enfin, une dernière caractéristique de Bitcoin est la volonté de se conformer à la légalité. Bitcoin SV souhaite en effet être governement friendly, contrairement à BTC et BCH qui ont une fondation anarchiste par nature et qui ont pour objectif d’exister en dehors des lois imposées par les États.

Cette tendance se manifeste notamment à travers le respect du droit d’auteur (copyright) par la communauté, aussi bien du côté du protocole que des projets qui se bâtissent au-dessus. Par exemple, Craig Wright a récemment déposé un brevet sur le livre blanc de Bitcoin auprès du bureau du droit d’auteur des États-Unis.

 

Une dimension religieuse exacerbée

Toutes les branches de Bitcoin possèdent une dimension religieuse : comme toute monnaie, le bitcoin nécessite que certains aient foi en sa valeur. Bitcoin a apporté avec lui la promesse d’un monde meilleur débarrassé d’un système financier nocif pour le plus grand nombre, ce qui constitue un idéal à suivre. Si s’attarde un peu, on constate que l’univers de Bitcoin a ses écritures (les messages de Satoshi Nakamoto, de Hal Finney et des autres membres fondateurs), ses rites (Pizza day, halving day), ses évangélistes (Andreas Antonopoulos, Roger Ver), ses martyrs (Ross Ulbricht), ses extrémistes (« maximalistes ») et ses schismes (BTC / BCH, BCH / BSV).

Mais, même si BTC et BCH sont soumis aux mêmes forces, le caractère religieux est particulièrement mis en avant dans la communauté de Bitcoin SV, jusqu’à être clairement assumé par certains de ses adeptes comme Ryan X. Charles. Cette branche de Bitcoin est littéralement autour du personnage de Satoshi Nakamoto (SV pour Satoshi Vision) et suit à la lettre une certaine interprétation des saintes écritures que sont les messages du créateur de Bitcoin publiés entre 2008 et 2011.

Notez que ce côté religieux (certains diront « culturel ») fait partie intégrante du succès de Bitcoin. Sans celui-ci, sans la conviction profonde que Bitcoin remplacera un jour le système financier mondial, la résistance à l’adversité des différentes communautés de Bitcoin ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui. En particulier, cela explique pourquoi Bitcoin SV survit encore aujourd’hui en dépit des délistages et autres rejets massifs.

 

« Le protocole initial était parfait »

La première croyance présente dans la communauté de Bitcoin SV est que le protocole initialement imaginé par Satoshi Nakamoto fonctionnait et qu’il pouvait passer à l’échelle immédiatement sans être modifié. On parle ici du protocole, pas du code bien sûr, qui lui est perfectible.

La vision d’un protocole stable est l’interprétation du message suivant, posté par Satoshi sur le forum Bitcointalk en juin 2010 :

La nature de Bitcoin est telle que, dès la version 0.1 lancée, son fonctionnement de base était gravé dans le marbre pour le reste de son existence. (The nature of Bitcoin is such that once version 0.1 was released, the core design was set in stone for the rest of its lifetime.)

Cette citation est bien sûr tronquée, et correspond simplement à une justification de l’existence de Script, le langage de programmation interne de Bitcoin. À notre connaissance, Satoshi n’a jamais dit que le protocole ne pouvait pas évoluer et être amélioré, surtout à ses débuts.

La croyance que le protocole passe parfaitement à l’échelle provient elle d’un courriel envoyé à Mike Hearn en avril 2009, dans lequel Satoshi écrit :

Le réseau existant de paiement par carte bancaire Visa traite environ 15 millions d’achats sur Internet par jour autour du monde. Bitcoin peut déjà passer à l’échelle bien plus que cela avec le matériel existant et pour une fraction de son coût. Il n’atteint jamais vraiment un seuil de scalabilité. (The existing Visa credit card network processes about 15 million Internet purchases per day worldwide. Bitcoin can already scale much larger than that with existing hardware for a fraction of the cost. It never really hits a scale ceiling.)

On précisera que ce nombre de 15 millions de transactions par jour correspond à des blocs de 23,5 Mo. Affirmer que le protocole originel peut soutenir des blocs de plusieurs teraoctets, même 10 ans après, semble donc être une extrapolation un peu douteuse.

 

« Les mineurs décident »

La deuxième caractéristique du dogme SV est la croyance que les mineurs sont en charge de la gouvernance du protocole, opinion qu’on peut retrouver également au sein du groupe Bitcoin Unlimited (l’association derrière l’implémentation de Bitcoin Cash). Cette croyance se base sur un passage situé dans le livre blanc publié le 31 octobre 2008 :

La preuve de travail est essentiellement basée sur la puissance de calcul : un processeur, une voix. La décision de la majorité est représentée par la chaîne la plus longue, qui possède l’effort de preuve de travail investi le plus grand. (Proof-of-work is essentially one-CPU-one-vote. The majority decision is represented by the longest chain, which has the longest proof-of-work effort invested in it.)

Cependant, cette description du consensus de Nakamoto concerne les décisions prises au sein du protocole (la chaîne ayant le plus de travail accumulé est le bonne) et ne dit rien des mécanismes de gouvernance externes.

Pendant longtemps, la perception que les mineurs décidaient de l’avenir du protocole était assez répandue. De fin 2015 jusqu’à SegWit, cette perception se manifestait par l’intermédiaire du BIP9 : l’activation des soft forks était soumise à un signalement d’au moins 95 % des mineurs. Néanmoins, depuis l’échec de SegWit2X en novembre 2017, il est admis que ce sont les utilisateurs de Bitcoin qui décident de ce que devient le protocole et que les mineurs n’ont qu’un rôle réduit.

Un exemple concret dans Bitcoin SV est le fait que les développeurs laissent les mineurs décider de la taille limite des blocs depuis la mise à niveau Quasar : une valeur par défaut de 2 Go se trouve dans le code du logiciel, mais la majorité du taux de hachage applique pour l’instant un hard cap de 512 Mo.

 

« Craig Wright est Satoshi Nakamoto »

Une troisième conviction assez répandue dans la communauté est que Craig Wright est Satoshi Nakamoto, ou du moins qu’il « était dans la pièce » lors de la conception de Bitcoin. Dans cette histoire, il posséderait plus d’un million de BTC, BCH et BSV au sein d’un tulip trust, partagé avec le désormais défunt David Kleiman, qui serait débloqué le 1er janvier 2020. Il ne s’agit pas d’une connaissance car, quand bien même ce serait vrai, Craig Wright n’a jamais fourni une seule preuve de ce qu’il avançait.

Cette croyance est entretenue par Craig Wright lui-même, qui ne cesse de suggérer qu’il est Satoshi Nakamoto depuis 2015, et le proclame maintenant haut et fort, jusqu’à le jurer sous serment. Bien entendu, cette affirmation est difficilement réfutable sans connaître qui est réellement Satoshi, d’où le fait qu’elle continue à exister dans les esprits.

 

Comment obtenir ses bitcoins SV issus de l’embranchement avec Bitcoin Cash ?

Contrairement à ce qui avait été promis, aucune protection contre le rejeu des transactions n’a été mise en place. Cela veut dire que, si vous effectuez une transaction sur le réseau Bitcoin Cash, celle-ci pourra être copiée et diffusée sur le réseau Bitcoin SV. Si vous possédiez des bitcoins cash avant l’embranchement du 15 novembre 2018, il vous sera donc nécessaire de séparer vos BCH et vos BSV avant de pouvoir les utiliser de manière sécurisée. Voyons comment procéder.

Si vous avez vos bitcoins cash dans un portefeuille logiciel :

  1. Importez votre phrase secrète ou votre clé privée dans le portefeuille Electron Cash. Généralement il faut cocher l’option BIP39 au moment de copier la phrase.
  2. Déplacez vos BCH en signant la transaction avec Schnorr. Pour ce faire, allez dans Outils > Préférences > Transactions, cochez la case pour activer les signatures de Schnorr et envoyez tous vos BCH vers votre adresse de réception. Bitcoin SV n’ayant pas implémenté les signatures de Schnorr (ce serait contraire au dogme), la transaction créée ne pourra donc avoir lieu que sur la chaîne de Bitcoin Cash.
  3. Récupérez vos BSV sur un autre portefeuille en y important votre phrase ou votre clé privée : Electrum SV par exemple. Le chemin de dérivation généralement utilisé est m/44’/145’/0′.

Si vous avez vos bitcoins cash sur un portefeuille matériel :

  1. Ouvrez votre portefeuille dans l’application (Ledger Live pour Ledger par exemple) et récupérez l’adresse de réception de votre compte BCH.
  2. Envoyez des bitcoins cash séparés à cette adresse, typiquement depuis une plateforme d’échange.
  3. Envoyez l’intégralité de votre solde à votre adresse de réception : cela aura pour effet de « mélanger » les pièces et de rendre la transaction incompatible avec Bitcoin SV.
  4. Envoyez les BSV où bon vous semble.

Si vous aviez des bitcoins cash sur une plateforme d’échange au moment de l’embranchement, elle doit vous avoir donné vos BSV d’une façon ou d’une autre. Dans le cas contraire (Bitstamp par exemple), elle les a gardés pour elle, ce qui rappelle pourquoi il est important de conserver ses cryptomonnaies en dehors de ces plateforme.

Il y a également des portefeuilles qui font le travail automatiquement. Vous pouvez utiliser Exodus en suivant ce guide par exemple. Le portefeuille Edge sur mobile propose également un service de ce type.

Pour échanger vos bitcoins SV vous devrez utiliser une plateforme d’échange qui les accepte encore comme Bittrex ou Poloniex.

 

Avantages et limites de Bitcoin SV

Les principaux apports de Bitcoin SV sont :

  • Un héritage lié à Bitcoin : culture, propriétés monétaires, fonctionnement éprouvé.
  • Des frais faibles.
  • La possibilité de stocker ses fichiers sur la chaîne.
  • Des soutiens très fortunés (nChain, Coingeek).

Mais Bitcoin SV souffre de défauts majeurs, qui sont :

  • Une sécurité assez faible : embranchements accidentels fréquents, risques d’attaques des 51 % en tant que chaîne minoritaire.
  • Une absence de résistance à la censure, à cause d’un minage trop centralisé et d’une communauté qui semble vouloir que la loi influe sur le protocole.
  • Un protocole construit autour d’une seule personne : Craig Wright (« Satoshi Vision »).
  • Le rejet par une bonne partie de la communauté des cryptomonnaies.

 

Avis sur Bitcoin SV

Bitcoin SV est une branche de Bitcoin assez atypique dans le sens où elle veut restaurer une vision idéalisée de la création de Satoshi Nakamoto. La revendication est légitime : en tant que concept, Bitcoin change continuellement, et il est normal de voir une vision réactionnaire de celui-ci émerger du lot. Néanmoins, il semble qu’elle ait été instrumentalisée par Craig Wright, son meneur idéologique, qui prétend être Satoshi Nakamoto et vouloir préserver « son Bitcoin ».

On reprochera à Bitcoin SV sa vision naïve de la scalabilité, sa croyance que le protocole peut monter en charge de manière infinie et que tout peut être fait sur la chaîne (« metanet »). Le passage à l’échelle par l’augmentation de la taille des blocs peut fonctionner dans une certaine mesure, notamment grâce à la loi de Moore et aux optimisations du logiciel et du matériel. Néanmoins, sans amélioration du protocole, il paraît difficile de le faire en maintenant une décentralisation assez grande pour garantir une résistance à la censure : si quelques compagnies minières concentrent la totalité de l’activité de validation des blocs, comment imaginer que les gouvernements n’attaqueront pas ces dernières ?

Si vous considérez que la résistance à la censure l’attrait majeur de la technologie derrière Bitcoin, nous vous déconseillons donc d’investir dans le Bitcoin SV, qui, de son légalisme à son refus religieux de dévier de la conception initiale de Bitcoin, a tout pour retomber dans les travers du système financier actuel.

 

Dragon de Bitcoin SV

 



man

Ludovic

Ludovic est fasciné par les cryptomonnaies et par l’impact qu’elles pourraient avoir sur le monde. De formation scientifique, il s’attache à décrire leur fonctionnement technique de la façon la plus fidèle possible.

facebook-cryptoast twitter-soothsayerdata

 





Retrouver l’article original de Ludovic ici: Lien Source

BlockBlog

Le Meilleur de l'Actualité Blockchain Francophone & Internationale | News, Guides, Avis & Tutoriels pour s'informer et démarrer facilement avec Bitcoin, les Crypto-Monnaies et le Blockchain. En Savoir Plus sur L'Équipe BlockBlog

Commenter cet Article

Commenter cet Article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus dans News

Les Plus Populaires

Acheter des Bitcoin

Acheter des Alt-Coins

Sécuriser vos Cryptos

Vêtements et Produits Dérivés

Top
efficitur. mattis odio mattis elit. eget