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Une campagne marketing à 700 milliards de dollars pour Bitcoin – TheCoinTribune

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Une campagne marketing à 700 milliards de dollars pour Bitcoin – TheCoinTribune

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Les banques centrales impriment des milliers de milliards comme si de rien n’était mais tout a un prix. Le retour de bâton inflationniste des politiques monétaires “accommodantes” promet la gloire au Bitcoin.

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Night fever, Open bar à la FED

Le président de la FED, Jerome Powell, a sorti l’artillerie lourde en réactivant le « Quantitative Easing » (QE), mot volontairement abscons pour ne pas avoir à dire « planche à billets ».

Pour comprendre ce que l’on entend par “QE”, il faut commencer par dire que les États empruntent de l’argent auprès des banques commerciales en échange de reconnaissances de dette, des titres de dette publique en somme. Le “QE” ne signifie rien d’autre que le rachat par la banque centrale de ces titres de dette avec de l’argent créé ex nihilo.

La FED vient donc d’imprimer 700 milliards pour racheter des titres de dette de l’État fédéral américain. Deux conséquences majeures :

1) Les banques commerciales se défaussent des dettes publiques en échange d’argent bien frais et bien liquide.

2) Les États ne remboursent plus ces dettes aux banques commerciales mais à leurs nouveaux propriétaires que sont les banques centrales.

Ce deuxième point est fort agréable car les banques centrales sont obligées de reverser leurs profits à leurs États respectifs. Ainsi, la FED a par exemple reversé 54,9 milliards à l’État américain en 2019.

La Banque Centrale Européenne fait aussi du “QE”. Elle a déjà racheté pour plus de 2500 milliards de dette, soit un peu plus de 20 % de la dette publique de la zone euro…

On nous explique volontiers que la zone euro a bénéficié de la baisse des taux induite par ces rachats de dettes, mais les médias passent toujours sous silence les bienfaits de ne plus payer d’intérêts sur 20 % de la dette… Chuuuut, cela pourrait nous inciter à abolir l’usure…

Quand il y en a plus, il y en a encore

La FED a également abaissé en urgence son taux directeur, c’est-à-dire le taux auquel les banques commerciales peuvent emprunter auprès d’elle. Le taux est désormais proche de 0 %, au plus bas historique. Le loyer de l’argent est gratuit…

Et ce n’est pas terminé ! Fini les contraintes en matière de réserves bancaires obligatoires. Je m’explique : en temps normal, pour prêter 33 euros, les banques doivent garder au moins 1 euro en caisse. Dit autrement, les banques peuvent prêter 33 fois plus d’argent qu’elles n’en possèdent réellement. On appelle cela le « système de réserves fractionnaires ». Un autre terme abscons pour ne pas dire que l’argent que nous croyons avoir sur notre compte en banque, n’existe pas vraiment…

Tout cela après avoir injecté 1 500 milliards sur le marché interbancaire (des prêts à 3 mois) la semaine dernière. Résultat : le bain de sang boursier continue. Mince alors…

Au point où nous en sommes, « l’hélicoptère monétaire » sera probablement la prochaine étape. Les banques centrales vont distribuer gratuitement un peu d’argent à chaque citoyen. Certains appellent cela le “revenu universel”, d’autres “l’argent magique”, selon la caste à laquelle on appartient. En crypto, on parle d’airdrop..

Trump prépare le terrain pour un airdrop en dollars
Traduction : “Nous envisageons d’envoyer un chéque à chaque américain

L’utilisation de taux négatifs est également une option. Il s’agirait de payer les gens pour qu’ils empruntent. L’autre version moins plaisante est un taux négatif sur l’épargne pour pousser à consommer sous peine de se voir spolier une partie de ses économies. Mais pour cela, il faudra au préalable avoir fait disparaître le cash

Les limites du système

Cet océan de pognon ne fait pas remonter la bourse car le Coronavirus n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder un vase rempli de maux plus profonds.

Le Covid19 permet aux puissants de s’en laver les mains – c’est tendancemais la pandémie a bon dos. Il est plus honnête de dire que cette crise est avant tout liée a la conjonction d’une bulle d’endettement, d’un pic pétrolier et de très fortes tensions géopolitiques qui se manifestent sous la forme de guerres par procuration (Syrie) et de guerres économiques (embargos contre l’Iran et la Russie / guerre commerciale contre la Chine). On pourrait presque parler d’une crise du capitalisme.

Commençons par la dette. Cette dernière est tout sauf fortuite. Elle est la conséquence prévisible et inéluctable d’un système dans lequel toute la monnaie est créée à partir de dette. Elle fait partie intégrante du système monétaire tel que nous l’avons conçu. Il y a exactement autant d’argent en circulation qu’il existe de dette. Argent = dette.

Désolé d’insister, mais chaque sou qui se trouve en circulation a nécessairement été emprunté auparavant.

Et qui dit emprunts dit intérêts. Des intérêts dont l’argent nécessaire a leur paiement n’a jamais existé et n’existera jamais si bien que si l’on n’augmente pas la dette globale, notre économie devient un jeu de chaises musicales dont les perdants sont les entreprises acculées à la faillite parce qu’elle ne trouvent plus assez d’argent dans l’économie (récession).

Cette impasse est tellement tragique et absurde qu’elle en devient presque difficile à croire mais elle explique pourtant pourquoi notre société moderne doit générer toujours plus de dette et donc toujours plus de croissance, quitte à donner de l’argent gratuitement ou de payer les nouvelles générations pour qu’elles s’endettent et que la musique continue.

L'orchestre continuant à jouer sur le Titanic, une allégorie monétaire
Pendant ce temps là, sur le Titanic

Mais à force de faire de la dette et d’injecter des milliers de milliards dans le système, nous sommes aujourd’hui face à deux écueils. Le premier a été bien résumé par John Adams, le second Président des États-Unis :

« Il y a deux manières de conquérir et asservir une nation. L’une est par l’épée, l’autre par la dette. »

John Adams

La main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit, comme on dit… Nos politiques ne sont plus que des larbins de banquiers.

Le deuxième écueil est l’inflation. Cet océan d’argent agit telle une marée qui soulèverait tous les prix en même temps. Et comme 60 % de l’argent créé provient originellement de prêts immobiliers, la pierre est devenue hors de prix. Dans les années 1930, en Angleterre, le prix d’une maison typique de trois pièces ne représentait qu’1,5 fois le salaire annuel moyen.

En 1997, le prix moyen des logements était de 3,6 fois le salaire moyen et nous sommes aujourd’hui à 8 fois le salaire moyen (12 fois a Londres…). Combien de temps ce système de ponzi va-t-il durer ?..

Concernant le pic pétrolier, je vous renvoie à cet article. Mais pour faire court, étant donné que le transport fonctionne à 95 % avec du pétrole, le pic prévu dans 5 ans risque de sérieusement amputer la croissance. Si le prix du baril passe au-dessus de 150 $, des pans entier de l’économie n’y survivront pas à cause du surenchérissement des coûts de production. Or, sans croissance, les dettes ne peuvent pas être remboursées, ce qui débouche obligatoirement sur un reset monétaire.

Enfin, d’un point de vue géopolitique, coronavirus ou pas, il fallait s’attendre à ce que la Chine, tôt ou tard, cesse tout commerce avec les États-Unis. Pour rappel, Donald Trump a imposé des droits de douane de 25 % sur environ la moitié des importations provenant de Chine. Le bras de fer ne fait que continuer sur fond de pandémie avec les Russes et l‘Arabie saoudite qui jettent de l’huile sur le feu en écroulant le prix du baril pour déstabiliser l’industrie du pétrole de Schiste américaine (qui a besoin d’un baril à 65 $ pour survivre…).

Les jeux sont faits, rien de va plus

« Il ne faut pas en vouloir aux événements. »

Marc-Aurèle, empereur romain

La FED vient de comprendre que la crise de confiance ne sera pas résolu avec du papier. En fait, la Russie et la Chine défient les États-Unis précisément parce qu’ils en impriment beaucoup trop!…

Cette fois-ci, les efforts de la FED pourraient rester vain

Les États-Unis créent actuellement 4 $ de dette pour générer 1 $ de PIB.

Rien de plus facile que d’importer le travail des autres à coup de dettes quand on possède la monnaie internationale (celle que le monde entier doit se procurer d’une façon ou d’une autre pour pouvoir acheter du pétrole). Mais la FED aura beau imprimer des tombereaux de billets verts, si les ports Chinois restent bloqués et que le prix du baril demeure au tapis, alors la bulle d’endettement américaine finira bien par exploser. Et le dollar avec…

Le monde se réunira alors pour un nouveau Bretton Woods, la fameuse conférence de 1944 au cours de laquelle on se mis d’accord sur la nouvelle mouture du système monétaire international. Il y fut decidé qu’une once d’or vaudrait 35 $ et on fit confiance aux américains pour qu’ils n’abusent pas de la planche à billets. Nous savons tous comment cette histoire s’est terminée (indice: Nixon, 1971).

Si l’or revient au centre du commerce international, nous serons rapidement confrontés a l’éternel souci de la relique barbare: l’impossibilité de payer en poussière d’or. L’or est une superbe reserve de valeur mais un mauvais moyen de paiement.

Nous serons donc encore une fois obligés de décréter qu’un billet de 100 yuans ou de 100 euros vaut tant d’or et nous retomberons dans les travers contre lesquels Satoshi Nakamoto nous a mis en garde :

« Le problème fondamental de la monnaie traditionnelle est la confiance nécessaire pour qu’elle fonctionne. Il faut faire confiance à la banque centrale pour ne pas dévaluer la monnaie. Or, l’histoire montre que cette confiance a toujours été trahie. »

Satoshi Nakamoto

Le Bitcoin n’a pas ce défaut. On appelle les poussières de Bitcoin des satoshis.





Retrouver l’article original de Nicolas Teterel ici: Lien Source

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